Simple initiative symbolique ou véritable menace pour le gouvernement ? En Éthiopie, sept forces d’opposition et groupes armés éthiopiens ont annoncé la formation d’une toute nouvelle alliance baptisée Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie, dans la soirée du dimanche 20 septembre.
Composée du Mouvement national amhara des Fano, de l'Armée de libération oromo (OLA), du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF), du Front révolutionnaire d'unité nationale afar, du Mouvement de libération du peuple benishangul et du Mouvement démocratique du peuple gumuz, son objectif est ambitieux, puisqu'il s'agit de « destituer le gouvernement » et d'« établir un gouvernement de transition inclusif ».
Dans une déclaration lue en direct sur l’antenne de Tigray TV dimanche en fin de journée, le président du Mouvement Fano, Zemene Kassie, n'a pas mâché ses mots, parlant du pouvoir en place à Addis-Abeba comme d'un « régime dictatorial et génocidaire » qui « pousse l’Éthiopie vers la désintégration totale ». À ce stade, le gouvernement fédéral éthiopien n'a pas encore réagi à cette initiative.
Alors que le président du TPLF, Debretsion Gebremichael, avait reconnu il y a quelques jours qu’un rapprochement entre les groupes d’opposition était en cours malgré les clivages régionaux, « le fait que tous mettent de côté leurs divergences est significatif », analyse Yohannes Woldemariam, professeur de relations internationales à l'université du Colorado. « La stratégie d[u Premier ministre éthiopien] Abiy Ahmed consistant à "diviser pour mieux régner" s'en trouve mise à mal », poursuit également celui-ci.
Si le chercheur se dit par ailleurs pas surpris par cette déclaration et souligne que les sept groupes qui en sont à l'origine ont bien un « objectif commun », ces derniers « auront beaucoup de mal à se coordonner », ajoute Yohannes Woldemariam. Ainsi, alors que le TPLF et les milices Fano ont été rivaux durant la guerre au Tigré, l’ouest de cette région est administré par la région amhara depuis 2022.
Composée du Mouvement national amhara des Fano, de l'Armée de libération oromo (OLA), du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF), du Front révolutionnaire d'unité nationale afar, du Mouvement de libération du peuple benishangul et du Mouvement démocratique du peuple gumuz, son objectif est ambitieux, puisqu'il s'agit de « destituer le gouvernement » et d'« établir un gouvernement de transition inclusif ».
Dans une déclaration lue en direct sur l’antenne de Tigray TV dimanche en fin de journée, le président du Mouvement Fano, Zemene Kassie, n'a pas mâché ses mots, parlant du pouvoir en place à Addis-Abeba comme d'un « régime dictatorial et génocidaire » qui « pousse l’Éthiopie vers la désintégration totale ». À ce stade, le gouvernement fédéral éthiopien n'a pas encore réagi à cette initiative.
Alors que le président du TPLF, Debretsion Gebremichael, avait reconnu il y a quelques jours qu’un rapprochement entre les groupes d’opposition était en cours malgré les clivages régionaux, « le fait que tous mettent de côté leurs divergences est significatif », analyse Yohannes Woldemariam, professeur de relations internationales à l'université du Colorado. « La stratégie d[u Premier ministre éthiopien] Abiy Ahmed consistant à "diviser pour mieux régner" s'en trouve mise à mal », poursuit également celui-ci.
Si le chercheur se dit par ailleurs pas surpris par cette déclaration et souligne que les sept groupes qui en sont à l'origine ont bien un « objectif commun », ces derniers « auront beaucoup de mal à se coordonner », ajoute Yohannes Woldemariam. Ainsi, alors que le TPLF et les milices Fano ont été rivaux durant la guerre au Tigré, l’ouest de cette région est administré par la région amhara depuis 2022.