L’affaire, plusieurs fois renvoyée par le tribunal pour défaut de comparution de la partie civile, a été retenue cette fois-ci. Devant la barre, le prévenu Cheikh Guèye a nié les faits comme lors de son audition lors de l’enquête préliminaire par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic). « Je ne connais pas la plaignante. Je ne me suis jamais fait appeler Babacar Diop. Cependant, je reconnais avoir envoyé un sms disant "comment ça va" à plusieurs personnes ce jour-là. Je l’ai fait par le biais de mon téléphone commercial pour tenter d’approcher les clientes afin de les avertir du nouvel arrivage de marchandises à la veille de la korité » a expliqué d’emblée le prévenu.
A la question de madame le juge de savoir comment il a trouvé le numéro de téléphone de la partie civile dans son portable, Cheikh Guèye a répondu : « J’ai un téléphone professionnel que la plupart des clients utilisent pour envoyer des photos de mes marchandises à leurs proches afin de les inciter soit à acheter ou à regarder. C’est certainement dans le répertoire de ce téléphone que j’ai dû trouver le numéro. Une fois le Sms envoyé, si la cliente répond je lui envoie le nouvel arrivage de marchandises via whatsapp si elle ne réagit pas, il n’y aura pas de relance » a soutenu le commerçant.
En l’absence de la partie civile à la barre du tribunal, la présidente a lu ses déclarations. Selon madame le juge, la plaignante a soutenu que le prévenu lui a envoyé un Sms en lui disant "comment ça va". Il lui a encore envoyé un autre Sms pour se présenter comme un certain Babacar Diop, ami à son défunt mari. C’est pourquoi, Hadj Sarata Diallo lui a envoyé un texto pour lui emprunter deux millions de francs car confrontée à des problèmes financiers. Il lui a alors fixé un rendez-vous dans une auberge près de la plage de Cambérène.
Une fois qu’elle est entrée dans la chambre, le prévenu l’a violée avant qu’elle ne se rende compte qu’il n’était pas le véritable Babacar Diop. Depuis lors, le prévenu tente de la faire chanter en menaçant d’envoyer ses photos compromettantes à sa fille aînée et sur le net. Le maître des poursuites a requis la relaxe au bénéfice du doute. Pour la défense assurée par Me Fatou Sarr et Mbaye Sène, la relaxe s’impose du fait qu’aucun élément probant n’a été versé dans le dossier.
« Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est qu’une dame est allée porter plainte pour viol, extorsion de fonds, collecte de données à caractère personnel sans pour autant apporter aucune once de preuve. Elle dit avoir été violée dans une auberge à Cambérène avant que le violeur ne subtilise ses biens. Elle dit que Cheikh Guèye l’a menacée d’envoyer ses photos à sa fille si elle ne versait pas la somme demandée. Nous n’avons que des déclarations de la plaignante (...) Elle déclare avoir vu Cheikh Gueye en 2014. Cela ne constitue pas une preuve. C’est très léger que pour un SMS comment ça va, on puisse retenir mon client depuis presque un mois. Cheikh Guèye ne connaît pas Babacar Diop. Pour pouvoir condamner mon client, il faut des éléments de preuves objectifs discutés à la barre (...) La partie civile ne veut pas se présenter à la barre en dépit de plusieurs convocations. Je sollicite la relaxe en l’absence de preuves tangibles » a plaidé Me Fatou Sarr.
Quant à son autre collègue de la défense, Me Mbaye Sène, il a soutenu que son client a déboursé de l’argent de sa poche pour payer un huissier pour l’envoi de la convocation de la partie civile. « Mon client voulait coûte que coûte la présence de la partie civile à la barre. Mais la plaignante n’est pas de bonne foi. Elle est une délinquante qui n’en est pas à son coup d’essai. Cette fois-ci, son entreprise d’extorsion de fonds a échoué. Quand mon client est arrivé à la police, c’est un lieutenant de police qui l’a giflé. Les éléments de la police lui ont proposé de trouver un accord avec la dame mais mon client a refusé. Il dormait chaque jour à la police du Plateau et il n’y était avec personne. Ils ont fait une perquisition dans son domicile mais rien n’a été trouvé. En dépit de tout, on l’a renvoyé à la barre de votre juridiction (...) On ne peut pas fractionner la vérité qui est unique. Il faut la prendre dans son entièreté. On se fonde sur l’envoi d’un SMS à la dame en février 2020, soit un an et trois mois après les faits, pour convoquer, entendre et déférer mon client... Comment elle peut parler avec Babacar Diop au point de lui emprunter de l’argent et ne pas reconnaitre sa voix ? Elle cherchait à battre monnaie. Il faut rendre justice à ce garçon. Voilà ce que craignaient tous les Sénégalais lorsque l’État a décidé de criminaliser le viol. Je sollicite de le relaxer purement et simplement» a martelé Me Sène.
Le tribunal, après avoir délibéré, a renvoyé le prévenu des fins de la poursuite, informe le journal Le Témoin, qui rapporte les minutes de l'audience.
A la question de madame le juge de savoir comment il a trouvé le numéro de téléphone de la partie civile dans son portable, Cheikh Guèye a répondu : « J’ai un téléphone professionnel que la plupart des clients utilisent pour envoyer des photos de mes marchandises à leurs proches afin de les inciter soit à acheter ou à regarder. C’est certainement dans le répertoire de ce téléphone que j’ai dû trouver le numéro. Une fois le Sms envoyé, si la cliente répond je lui envoie le nouvel arrivage de marchandises via whatsapp si elle ne réagit pas, il n’y aura pas de relance » a soutenu le commerçant.
En l’absence de la partie civile à la barre du tribunal, la présidente a lu ses déclarations. Selon madame le juge, la plaignante a soutenu que le prévenu lui a envoyé un Sms en lui disant "comment ça va". Il lui a encore envoyé un autre Sms pour se présenter comme un certain Babacar Diop, ami à son défunt mari. C’est pourquoi, Hadj Sarata Diallo lui a envoyé un texto pour lui emprunter deux millions de francs car confrontée à des problèmes financiers. Il lui a alors fixé un rendez-vous dans une auberge près de la plage de Cambérène.
Une fois qu’elle est entrée dans la chambre, le prévenu l’a violée avant qu’elle ne se rende compte qu’il n’était pas le véritable Babacar Diop. Depuis lors, le prévenu tente de la faire chanter en menaçant d’envoyer ses photos compromettantes à sa fille aînée et sur le net. Le maître des poursuites a requis la relaxe au bénéfice du doute. Pour la défense assurée par Me Fatou Sarr et Mbaye Sène, la relaxe s’impose du fait qu’aucun élément probant n’a été versé dans le dossier.
« Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est qu’une dame est allée porter plainte pour viol, extorsion de fonds, collecte de données à caractère personnel sans pour autant apporter aucune once de preuve. Elle dit avoir été violée dans une auberge à Cambérène avant que le violeur ne subtilise ses biens. Elle dit que Cheikh Guèye l’a menacée d’envoyer ses photos à sa fille si elle ne versait pas la somme demandée. Nous n’avons que des déclarations de la plaignante (...) Elle déclare avoir vu Cheikh Gueye en 2014. Cela ne constitue pas une preuve. C’est très léger que pour un SMS comment ça va, on puisse retenir mon client depuis presque un mois. Cheikh Guèye ne connaît pas Babacar Diop. Pour pouvoir condamner mon client, il faut des éléments de preuves objectifs discutés à la barre (...) La partie civile ne veut pas se présenter à la barre en dépit de plusieurs convocations. Je sollicite la relaxe en l’absence de preuves tangibles » a plaidé Me Fatou Sarr.
Quant à son autre collègue de la défense, Me Mbaye Sène, il a soutenu que son client a déboursé de l’argent de sa poche pour payer un huissier pour l’envoi de la convocation de la partie civile. « Mon client voulait coûte que coûte la présence de la partie civile à la barre. Mais la plaignante n’est pas de bonne foi. Elle est une délinquante qui n’en est pas à son coup d’essai. Cette fois-ci, son entreprise d’extorsion de fonds a échoué. Quand mon client est arrivé à la police, c’est un lieutenant de police qui l’a giflé. Les éléments de la police lui ont proposé de trouver un accord avec la dame mais mon client a refusé. Il dormait chaque jour à la police du Plateau et il n’y était avec personne. Ils ont fait une perquisition dans son domicile mais rien n’a été trouvé. En dépit de tout, on l’a renvoyé à la barre de votre juridiction (...) On ne peut pas fractionner la vérité qui est unique. Il faut la prendre dans son entièreté. On se fonde sur l’envoi d’un SMS à la dame en février 2020, soit un an et trois mois après les faits, pour convoquer, entendre et déférer mon client... Comment elle peut parler avec Babacar Diop au point de lui emprunter de l’argent et ne pas reconnaitre sa voix ? Elle cherchait à battre monnaie. Il faut rendre justice à ce garçon. Voilà ce que craignaient tous les Sénégalais lorsque l’État a décidé de criminaliser le viol. Je sollicite de le relaxer purement et simplement» a martelé Me Sène.
Le tribunal, après avoir délibéré, a renvoyé le prévenu des fins de la poursuite, informe le journal Le Témoin, qui rapporte les minutes de l'audience.