Fallou Samb (syndicaliste) : "La majorité des transporteurs se reconnaissent dans le projet de Pastef et Sonko…"



Au début du mois d’avril 2026, les transporteurs du Sénégal ont mené une série de grèves pour exiger la prise en compte de certaines de leurs revendications. Au cours d’une interview au quotidien L’Observateur, ce mercredi 15 avril, le Secrétaire administratif de la fédération des syndicats des transports routiers, Fallou Samb, est revenu  sur la situation et les raisons de la levée du mot d’ordre de grève. Cette entité regroupe 14 syndicats, dirigée par «le doyen» Alassane Ndoye.

Fallou Samb estime d’abord que «l’unité dans la lutte syndicale est partie d’un constat d’échec partagé», où chaque syndicat «luttait dans son coin sans avoir de solution pérenne».  Alors que la Fédération est accusée d'accointances de certains de ses leaders avec le pouvoir en place, le syndicaliste répond fermement. «La Fédération est un outil syndical. Cependant, il ne faut pas se voiler la face : la majorité des chauffeurs et transporteurs se reconnaissent dans le projet du Pastef  et de Ousmane Sonko», a dit M. Samb, ajoutant que «ce secteur a largement porté» les nouvelles autorités au pouvoir.

Le syndicaliste précise néanmoins que la levée du mot d’ordre de grève est due à «l’intervention décisive» et à la «réactivité» de Diomaye Faye, qui a accordé une audience à la Fédération, où «plusieurs points ont été satisfaits».   Parmi les points de satisfactions figurent la levée de l’interdiction de circuler de certains véhicules après minuit.  «Désormais, il ne doit y avoir que trois postes de contrôle sur chacun des corridors nationaux», ajoute-t-il, précisant la levée de la décision qui voulait «obliger des milliers de véhicules (Cheikhou Cheikhou) de région à venir à Dakar pour un seul banc de contrôle» technique.

Fallou Samb a par ailleurs assuré que les discussions ont permis de «régler l’aberration des cartes grises où des remorques (sans moteur) se voyaient attribuer une source d’énergie, causant des amendes injustifiées».  Il prévient le gouvernement que les syndicats seront «vigilants sur la question cruciale de la convention collective».

Charles KOSSONOU

Mercredi 15 Avril 2026 11:30


Dans la même rubrique :