Accusé présumé pour le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et de crimes contre l’humanité devant le Mécanisme de l’Organisation des Nations unies (ONU), Félicien Kabuga est décédé samedi 16 mai 2026 dans un hôpital de La Haye, aux Pays-Bas. Sa mort met un point final à la procédure sans que justice ait été rendue.
Félicien Kabuga décède sans avoir été condamné. Mais, il aura passé ses six dernières années en prison. Arrêté en France en mai 2020 après vingt-trois années de cavale, l’homme d’affaires rwandais avait ensuite été transféré à La Haye pour y être jugé par le Mécanisme de l’ONU chargé de clore les derniers dossiers du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
L’homme d’affaires rwandais devait répondre de génocide et de crimes contre l’humanité. Le procureur lui reprochait d’avoir financé le génocide, en rassemblant des fonds, et en important des armes, dont des machettes. Félicien Kabuga était aussi l’un des actionnaires principaux de la Radio Télévision des Milles Collines, qui pendant le génocide appelait aux meurtres des Tutsis et des Hutus modérés.
«Inapte» à comparaître, mort sans avoir été jugé
Celui qu'on surnommait « l’argentier du génocide » avait plaidé non coupable. Le procès de Félicien Kabuga a tourné court lorsque les médecins ont diagnostiqué une démence sévère et son procès a été suspendu indéfiniment en septembre 2023. Seuls quelques témoins auront eu le temps de déposer contre lui.
Au moment de sa mort, il attendait d’être transféré vers un pays disposé à l’accueillir. Le Rwanda s’était porté volontaire mais Kabuga refusait d’y retourner. Lui voulait mourir en France, où résident certains de ses douze enfants.
Félicien Kabuga décède sans avoir été condamné. Mais, il aura passé ses six dernières années en prison. Arrêté en France en mai 2020 après vingt-trois années de cavale, l’homme d’affaires rwandais avait ensuite été transféré à La Haye pour y être jugé par le Mécanisme de l’ONU chargé de clore les derniers dossiers du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
L’homme d’affaires rwandais devait répondre de génocide et de crimes contre l’humanité. Le procureur lui reprochait d’avoir financé le génocide, en rassemblant des fonds, et en important des armes, dont des machettes. Félicien Kabuga était aussi l’un des actionnaires principaux de la Radio Télévision des Milles Collines, qui pendant le génocide appelait aux meurtres des Tutsis et des Hutus modérés.
«Inapte» à comparaître, mort sans avoir été jugé
Celui qu'on surnommait « l’argentier du génocide » avait plaidé non coupable. Le procès de Félicien Kabuga a tourné court lorsque les médecins ont diagnostiqué une démence sévère et son procès a été suspendu indéfiniment en septembre 2023. Seuls quelques témoins auront eu le temps de déposer contre lui.
Au moment de sa mort, il attendait d’être transféré vers un pays disposé à l’accueillir. Le Rwanda s’était porté volontaire mais Kabuga refusait d’y retourner. Lui voulait mourir en France, où résident certains de ses douze enfants.