Lex-directeur de l’Office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants (OCTRIS), a déploré le comportement du gendarme capitaine Touré depuis l'éclatement de l'affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr. « Je ne cautionne pas la manière dont il (capitaine Touré) s’est comporté. Se donner la liberté d’bord de décrocher, ensuite d’être absent de son service et pour finir de passer de radio en radio parler de cette affaire. Il est chargé d’un dossier d’enquête, il a une obligation de réserve, de conduite, il est tenue au secret. C’est ce que j’apprécie en tant que professionnelle ».
Le Commissaire Keita a expliqué que le gendarme en charge de l'enquête « s'est fait complice des gens qui devaient se justifier devant la loi et dans leur manière de présenter les faits.» Chose qui lui a valu une sanction disciplinaire, dira-t-il. Toutefois, cette sanction, qui est préalable à tout autre acte, suivra d’une autre qui peut aller jusqu’à la radiation du capitaine Touré.
« Après sa libération ce lundi, il peut faire l’objet de poursuites disciplinaires. Déjà tant la faute est constatée, l’autorité qui est dessous de lui, décide de le sanctionner. Cela dit qu’il peut comparaître devant une commission disciplinaire qui va proposer la suite des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la radiation. Et le minimum qu’on peut lui reprocher, c’est le blâme. Et ça continue jusqu’à ce qu’il ne peut plus être gendarme et on le radie », a-t-il expliqué.
Mais au-delà, a fait savoir le commissaire Keita « si les faits qui lui sont reprochés sont passibles de poursuites pénales, il peut comparaître devant un tribunal attitré. C’est-à-dire un tribunal militaire pour voir s’il ne peut pas encourir une sanction privative de liberté parce que c’est une sanction pénale. Pour tout cela, c’est la nature des sanctions qui le déterminent. Il faut retenir que les faits qui lui sont reprochés portent sur un dossier judiciaire. Sur lequel il est intervenu certainement».
« Ce n’est pas une absence de 5 jours seulement. C’est tout un ensemble de choses qui est là-dedans. Qu’est qu’on lui reproche exactement ? Qu’est qu’il a commis pour s’absenter ? Il y a cette situation de cumul de fait. Son arrestation est liée à un dossier qui était pendant au niveau de la Brigade de la section de recherches », a soutenu notre interlocuteur.
Qui prévient par cette même occasion que « ça ne s’arrête pas là ». Avant de s’interroger, «est-ce que le capitaine Touré n’a pas commis d’impaires de procédures dans son comportement, ce qui a motivé sa « fugue » ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une entorse de la loi ? Est-ce que dans ses relations avec la gestion du dossier, il n’a pas enfreint la loi, divulguer des secrets ? Est-ce qu’il n’a pas eu de relations coupables avec l’une des parties ? Tant de questions que se pose l’ex-directeur de l’Office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants (OCTRIS).
A l'en croire, le comportement de capitaine Touré après les faits n’était pas « ordinaire ». « On ne peut pas tenir une enquête et se retrouver en quelques jours après devant la presse parler du dossier, apprécier et donner des points de vue. Ça veut dire que derrière y a des situations que nous, nous ne voyons pas, mais que l’autorité voit et que lui ne dit pas et qui est réalité l’origine de ce qui a amené la capitaine à fuguer », a-t-il fait comprendre.
Pour cette question, le Commissaire répondra en ces termes : « Mais tout de suite, rien ne s’y oppose. Mais s’il est traduit devant une commission disciplinaire et que celle-ci peut aboutir à proposer sa radiation : il est radié. Mais à l’heure actuelle, il est toujours gendarme ».
Le Commissaire Keita a expliqué que le gendarme en charge de l'enquête « s'est fait complice des gens qui devaient se justifier devant la loi et dans leur manière de présenter les faits.» Chose qui lui a valu une sanction disciplinaire, dira-t-il. Toutefois, cette sanction, qui est préalable à tout autre acte, suivra d’une autre qui peut aller jusqu’à la radiation du capitaine Touré.
« Après sa libération ce lundi, il peut faire l’objet de poursuites disciplinaires. Déjà tant la faute est constatée, l’autorité qui est dessous de lui, décide de le sanctionner. Cela dit qu’il peut comparaître devant une commission disciplinaire qui va proposer la suite des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la radiation. Et le minimum qu’on peut lui reprocher, c’est le blâme. Et ça continue jusqu’à ce qu’il ne peut plus être gendarme et on le radie », a-t-il expliqué.
Il peut comparaître devant un tribunal militaire
Mais au-delà, a fait savoir le commissaire Keita « si les faits qui lui sont reprochés sont passibles de poursuites pénales, il peut comparaître devant un tribunal attitré. C’est-à-dire un tribunal militaire pour voir s’il ne peut pas encourir une sanction privative de liberté parce que c’est une sanction pénale. Pour tout cela, c’est la nature des sanctions qui le déterminent. Il faut retenir que les faits qui lui sont reprochés portent sur un dossier judiciaire. Sur lequel il est intervenu certainement».
« Ce n’est pas une absence de 5 jours seulement. C’est tout un ensemble de choses qui est là-dedans. Qu’est qu’on lui reproche exactement ? Qu’est qu’il a commis pour s’absenter ? Il y a cette situation de cumul de fait. Son arrestation est liée à un dossier qui était pendant au niveau de la Brigade de la section de recherches », a soutenu notre interlocuteur.
Qui prévient par cette même occasion que « ça ne s’arrête pas là ». Avant de s’interroger, «est-ce que le capitaine Touré n’a pas commis d’impaires de procédures dans son comportement, ce qui a motivé sa « fugue » ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une entorse de la loi ? Est-ce que dans ses relations avec la gestion du dossier, il n’a pas enfreint la loi, divulguer des secrets ? Est-ce qu’il n’a pas eu de relations coupables avec l’une des parties ? Tant de questions que se pose l’ex-directeur de l’Office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants (OCTRIS).
A l'en croire, le comportement de capitaine Touré après les faits n’était pas « ordinaire ». « On ne peut pas tenir une enquête et se retrouver en quelques jours après devant la presse parler du dossier, apprécier et donner des points de vue. Ça veut dire que derrière y a des situations que nous, nous ne voyons pas, mais que l’autorité voit et que lui ne dit pas et qui est réalité l’origine de ce qui a amené la capitaine à fuguer », a-t-il fait comprendre.
Le capitaine Touré pourrait-il regagner son poste dans l’immédiat ?
Pour cette question, le Commissaire répondra en ces termes : « Mais tout de suite, rien ne s’y oppose. Mais s’il est traduit devant une commission disciplinaire et que celle-ci peut aboutir à proposer sa radiation : il est radié. Mais à l’heure actuelle, il est toujours gendarme ».
Placé en arrêt de rigueur à la Légion de gendarmerie d’intervention (LGI) de Mbao depuis le 12 mars dernier, le capitaine Seydina Oumar Touré est finalement rentré chez lui lundi 10 mai. L’enquêteur dans l’affaire Adji Sarr-Sonko à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane vient ainsi de purger une peine de prison de 60 jours.