Finale Can 2025 : l'arbitre a choisi le Maroc, le destin à choisi le Sénégal !



Le Sénégal est double champion d’Afrique. Répétez-le, respirez, double champion. Mais le chemin pour y arriver n'a rien eu d'une promenade de santé. Ce fut une traversée des enfers. Un but refusé, un coup de sifflet trop précoce qui brise le cours naturel des choses. Ce trophée restera dans l'histoire comme le triomphe d'une équipe qui a dû battre deux adversaires, le Maroc sur le terrain, et un arbitrage devenu incontrôlable.
 
Le premier tournant survient lorsque le Sénégal fait trembler les filets. Un corner, une action nette, et soudain, le coup de sifflet fatal. L'arbitre interrompt l'action avant même qu'elle ne se termine, rendant l'intervention de la VAR impossible.
 
À ce moment précis, le match bascule. Le Sénégal ne joue plus seulement contre un bloc tactique, mais contre un sentiment d'injustice flagrant. Là où d'autres auraient sombré dans la colère stérile, les Lions de la « Téranga » ont transformé cette frustration en une force mentale colossale.
 
Le retrait du terrain, un cri, pas une démission

L'épisode du retrait temporaire du terrain restera l'image forte de cette CAN. Ce n'était pas un caprice, c'était une réponse au chaos. En finale, voir une équipe quitter la pelouse après un penalty sifflé dans des conditions discutables est un acte de résistance. Le Sénégal a refusé d'être le spectateur passif de sa propre chute. En revenant sur la pelouse avec ce regard d'acier, les Lions ont envoyé un message, « Vous pouvez nous freiner, mais vous ne nous ferez pas tomber ».
 
La Panenka de l'arroseur arrosé

Le destin a fini par rendre justice. Le penalty accordé au Maroc, cette opportunité de briser le rêve sénégalais à la dernière minute, s'est transformé en un symbole d'échec pour l'adversaire. La Panenka ratée de Brahim Diaz a agi comme un retour de flamme divin. Le Sénégal a survécu à la tempête parce qu'il est resté debout quand tout le stade, l'arbitrage et le scénario le voulaient à terre.
 
Une étoile plus brillante que les autres

Cette deuxième étoile a un goût plus fort que la première. Elle n'a pas été gagnée dans la maîtrise, elle a été arrachée dans la douleur et contre le sort. Le Sénégal n'a pas seulement gagné une finale de football, il a remporté une bataille psychologique contre le chaos. C'est la marque des immenses nations, transformer l'injustice en une légende impérissable.
  
Les héros du silence et du chaos

Comment ont-ils tenu ? Mentalement, cette équipe est une énigme de résilience.
 Sadio Mané, il ne joue plus seulement au football, il écrit l'histoire. Deux CAN, deux étoiles, une légende gravée dans le marbre.

Édouard Mendy, le roc. Calme au milieu de la tempête, froid quand tout le monde tremble. C'est dans ce chaos que naissent les mythes.
 
Pape Gueye, le héros inattendu, celui qui surgit là où personne ne l'attend pour signer son nom dans le grand livre des Lions.
 
La douleur et le respect

Mais ce récit ne serait pas complet sans parler de la blessure marocaine. Perdre à domicile, à un pénalty près, après 50 ans d'attente, c’est une douleur que seul ce sport peut infliger. C’est une cicatrice collective pour un peuple qui aime son équipe.
 
Le football est cruel. Il ne fait pas de distinction. Cette finale laissera des traces, des polémiques, des débats, peut-être des mots trop forts. Mais au-delà du bruit, il reste le fait immuable, le Sénégal a survécu à la tempête la plus violente de son histoire.
 
Cette finale fera date. On en parlera dans 20 ans comme de « cette nuit-là ». Elle divise, elle choque, elle passionne. Mais elle nous rappelle une vérité fondamentale : le football n'a jamais promis d'être juste, il a seulement promis d'être émotionnel.
 
Le Sénégal trône sur l'Afrique. Pas parce qu'il a maîtrisé le match, mais parce qu'il a refusé de tomber quand tout le monde le croyait à terre. Respectons ce moment. Débattons, mais sans haine.


Lundi 19 Janvier 2026 14:19


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