Le directeur général du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giabi), Timothy Melaye, a annoncé que son continent perd plus de 50.000 milliards FCFA chaque année, en raison des flux financiers illicites. Il a tenu ces propos au cours du séminaire national de sensibilisation des journalistes sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft), à Dakar.
«A l’époque où le rapport du comité Thabo Mbeki a été publié (2015), il était question de 50 milliards de dollars, soit 28.000 milliards FCFA qui échappaient à l’Afrique. A l’heure actuelle, on estime à environ 88 milliards de dollars, soit plus de 50.000 milliards FCFA les pertes liées aux flux financiers illicites sur le continent», a précisé Timothy Melaye, dans des propos rapportés par L’Observateur.
En poursuivant, le directeur général a expliqué que les flux financiers illicites prospèrent en raison de l’importance du secteur informel, la forte circulation des espèces, la faiblesse de la traçabilité de certaines opérations, et surtout la sophistication croissance des mécanismes de blanchiment, désormais amplifiée par l’essor des technologies financières et des transactions transfrontalières complexes. Face à cette situation, il a estimé que «la réponse ne peut pas être uniquement institutionnelle. Elle doit être collective, coordonnée et inclusive».
«A l’époque où le rapport du comité Thabo Mbeki a été publié (2015), il était question de 50 milliards de dollars, soit 28.000 milliards FCFA qui échappaient à l’Afrique. A l’heure actuelle, on estime à environ 88 milliards de dollars, soit plus de 50.000 milliards FCFA les pertes liées aux flux financiers illicites sur le continent», a précisé Timothy Melaye, dans des propos rapportés par L’Observateur.
En poursuivant, le directeur général a expliqué que les flux financiers illicites prospèrent en raison de l’importance du secteur informel, la forte circulation des espèces, la faiblesse de la traçabilité de certaines opérations, et surtout la sophistication croissance des mécanismes de blanchiment, désormais amplifiée par l’essor des technologies financières et des transactions transfrontalières complexes. Face à cette situation, il a estimé que «la réponse ne peut pas être uniquement institutionnelle. Elle doit être collective, coordonnée et inclusive».