Au Sénégal, les "Fonds politiques", qui ne sont soumis à aucune obligation de justification comptable, continuent d’alimenter le débat politique. Alors que la majorité parlementaire d’Ousmane Sonko veut réformer son utilisation, Abdourhamane Diouf, ministre de l’Energie et du Pétrole, et membre influent du parti présidentiel Kiiraay, accuse le Pastef de vouloir «vider le social et le religieux de leur substance».
Origine d’une discorde
Dans sa proposition de loi, Pastef a clairement circonscrit l’utilisation de ses fonds. «Au sens de la présente loi, constituent des crédits spéciaux les crédits budgétaires destinés exclusivement au financement des dépenses relatives à la défense nationale, la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat et aux activités de renseignement», avait écrit le parti.
Si le gouvernement est d’accord avec la majorité parlementaire sur ce point, il a élargi l’utilisation des fonds «à la préservation de l’ordre social, aux valeurs africaines de solidarité, d’entraide et de cohésion sociale, entre autres, dans des situations d’urgence humanitaire, de détresse sociale ou de préservation de la stabilité nationale et des intérêts fondamentaux de la Nation».
Il ressort de ces deux approches, toujours selon le ministre, que la proposition de loi de l’Assemblée nationale sur les crédits spéciaux «est anti-sociale, anti-religieuse, anti-politique, anti-culturelle et est totalement déconnectée des réalités sénégalaises».
Un «double discours» de Sonko
Pour le superviseur adjoint de Kiiraay, Ousmane Sonko tient un «double discours et doube standard» dans l’affaire des fonds politiques. «Ce que Sonko propose à l’Assemblée nationale n’a rien à voir avec ce qu’il est allé raconter à nos guides religieux. C’est un mélange manifeste de double discours et de double standard qui ne l’honore pas. Il a essayé de faire croire à nos vénérés guides religieux que la réforme des crédits spéciaux qu'il propose ne les impacterait pas négativement. Cela est rigoureusement inexact», a taclé Abdourhamane Diouf.
Pour rappel, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi visant à encadrer les fonds spéciaux (ou fonds politiques), suite à la saisine introduite par le gouvernement. L’Institution a estimé que la gestion de ces crédits relève exclusivement du pouvoir exécutif et que la proposition de loi empiétait sur les compétences du pouvoir réglementaire ou de la loi organique (articles 67 et 76 de la Constitution).
Origine d’une discorde
Dans sa proposition de loi, Pastef a clairement circonscrit l’utilisation de ses fonds. «Au sens de la présente loi, constituent des crédits spéciaux les crédits budgétaires destinés exclusivement au financement des dépenses relatives à la défense nationale, la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat et aux activités de renseignement», avait écrit le parti.
Si le gouvernement est d’accord avec la majorité parlementaire sur ce point, il a élargi l’utilisation des fonds «à la préservation de l’ordre social, aux valeurs africaines de solidarité, d’entraide et de cohésion sociale, entre autres, dans des situations d’urgence humanitaire, de détresse sociale ou de préservation de la stabilité nationale et des intérêts fondamentaux de la Nation».
Il ressort de ces deux approches, toujours selon le ministre, que la proposition de loi de l’Assemblée nationale sur les crédits spéciaux «est anti-sociale, anti-religieuse, anti-politique, anti-culturelle et est totalement déconnectée des réalités sénégalaises».
Un «double discours» de Sonko
Pour le superviseur adjoint de Kiiraay, Ousmane Sonko tient un «double discours et doube standard» dans l’affaire des fonds politiques. «Ce que Sonko propose à l’Assemblée nationale n’a rien à voir avec ce qu’il est allé raconter à nos guides religieux. C’est un mélange manifeste de double discours et de double standard qui ne l’honore pas. Il a essayé de faire croire à nos vénérés guides religieux que la réforme des crédits spéciaux qu'il propose ne les impacterait pas négativement. Cela est rigoureusement inexact», a taclé Abdourhamane Diouf.
Pour rappel, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi visant à encadrer les fonds spéciaux (ou fonds politiques), suite à la saisine introduite par le gouvernement. L’Institution a estimé que la gestion de ces crédits relève exclusivement du pouvoir exécutif et que la proposition de loi empiétait sur les compétences du pouvoir réglementaire ou de la loi organique (articles 67 et 76 de la Constitution).