Interrogé ce dimanche sur la réforme des fonds secrets, Maître Mamadou Mbengue s'est déclaré favorable à un encadrement strict et au contrôle de ces crédits. Le juriste rejoint la proposition de PASTEF limitant leur usage aux secteurs de la sécurité, de la défense et des renseignements, tout en plaidant pour la mise en place d'un organe de contrôle composé notamment de membres de la Cour des comptes et d'enseignants ou de parlementaires.
En revanche, l'ancien président du Forum civil rejette la volonté de l'exécutif d'intégrer les dépenses sociales et la solidarité nationale dans ces fonds spéciaux. Estimant que tous les citoyens sont égaux face aux ressources publiques, il dénonce l'absence de critères transparents et le risque de favoritisme lié aux relations avec l'entourage présidentiel. Maître Mbengue préconise d'inscrire ces crédits d'assistance sociale dans le budget ministériel classique, avec des commissions chargées d'étudier les dossiers sur des bases objectives. Par ailleurs, il a qualifié d'« anormal » l'opacité entourant le budget de l'Assemblée nationale, appelant l'institution parlementaire à appliquer à elle-même les exigences de bonne gouvernance.
En revanche, l'ancien président du Forum civil rejette la volonté de l'exécutif d'intégrer les dépenses sociales et la solidarité nationale dans ces fonds spéciaux. Estimant que tous les citoyens sont égaux face aux ressources publiques, il dénonce l'absence de critères transparents et le risque de favoritisme lié aux relations avec l'entourage présidentiel. Maître Mbengue préconise d'inscrire ces crédits d'assistance sociale dans le budget ministériel classique, avec des commissions chargées d'étudier les dossiers sur des bases objectives. Par ailleurs, il a qualifié d'« anormal » l'opacité entourant le budget de l'Assemblée nationale, appelant l'institution parlementaire à appliquer à elle-même les exigences de bonne gouvernance.