La Plateforme des Médias de l’UEMOA, un réseau puissant regroupant près de 300 organes de presse, a lancé ce mercredi à Dakar la première édition du Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA). Organisé en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, ce sommet de haut niveau mobilise les acteurs régionaux pour transformer l'écosystème financier d'une zone reconnue comme l'une des plus dynamiques d'Afrique subsaharienne.
L'Afrique de l'Ouest affiche des indicateurs macroéconomiques particulièrement prometteurs pour l'année 2026. Invité à s'exprimer lors du forum, le Professeur Cherif Sidy Kane a mis en lumière une prévision de croissance régionale de 6,2 % pour 2026, un taux supérieur à la moyenne mondiale qui surpasse les performances de nombreuses autres régions bloquées à 4 ou 5 %. Cette vitalité est portée par une structure démographique unique au monde, caractérisée par une population où 70 % des habitants ont moins de 30 ans. À l'échelle de l'Afrique de l'Ouest, ce laboratoire d'analyse représente une force vive de 360 millions de jeunes, et atteint 800 millions à l'échelle du continent.
Toutefois, ces opportunités cachent un déséquilibre structurel majeur sur le marché de l'emploi. Chaque année, 18 millions de jeunes Africains font leur entrée sur le marché du travail, alors que l'économie continentale ne parvient à générer que 3 millions d'emplois annuels, créant ainsi un déficit permanent de 15 millions d'opportunités à combler d'urgence.
Seulement 16 % de commerce intra-africain
Le second grand défi chiffré évoqué par les experts concerne l'intégration commerciale, jugée encore trop faible. Le commerce intra-africain ne représente actuellement que 16 % des échanges globaux du continent. À titre de comparaison, ce taux s'élève à 70 % au sein de l'Union européenne, illustrant les barrières infrastructurelles et logistiques qui pénalisent les flux de marchandises entre les capitales de l'espace UEMOA.
À l'inverse, l'Afrique démontre une agilité technologique spectaculaire, à l'image du modèle historique de M-Pesa au Kenya, qui fait transiter un tiers du produit intérieur brut (PIB) national directement par la téléphonie mobile.
Pour inverser les tendances négatives et mieux raconter ces réalités de l'intérieur, les organisateurs du forum insistent sur la nécessité de former une masse critique de journalistes spécialisés. Ismaïla, coordonnateur de la plateforme, a rappelé que le renforcement des capacités analytiques des médias est indispensable pour stimuler l'investissement public et privé.
Pour pérenniser ces actions de formation continue menées sans interruption depuis 2021, la plateforme travaille activement sur le chantier d'un fonds de soutien financier spécifiquement dédié aux médias économiques de l'espace communautaire.
L'Afrique de l'Ouest affiche des indicateurs macroéconomiques particulièrement prometteurs pour l'année 2026. Invité à s'exprimer lors du forum, le Professeur Cherif Sidy Kane a mis en lumière une prévision de croissance régionale de 6,2 % pour 2026, un taux supérieur à la moyenne mondiale qui surpasse les performances de nombreuses autres régions bloquées à 4 ou 5 %. Cette vitalité est portée par une structure démographique unique au monde, caractérisée par une population où 70 % des habitants ont moins de 30 ans. À l'échelle de l'Afrique de l'Ouest, ce laboratoire d'analyse représente une force vive de 360 millions de jeunes, et atteint 800 millions à l'échelle du continent.
Toutefois, ces opportunités cachent un déséquilibre structurel majeur sur le marché de l'emploi. Chaque année, 18 millions de jeunes Africains font leur entrée sur le marché du travail, alors que l'économie continentale ne parvient à générer que 3 millions d'emplois annuels, créant ainsi un déficit permanent de 15 millions d'opportunités à combler d'urgence.
Seulement 16 % de commerce intra-africain
Le second grand défi chiffré évoqué par les experts concerne l'intégration commerciale, jugée encore trop faible. Le commerce intra-africain ne représente actuellement que 16 % des échanges globaux du continent. À titre de comparaison, ce taux s'élève à 70 % au sein de l'Union européenne, illustrant les barrières infrastructurelles et logistiques qui pénalisent les flux de marchandises entre les capitales de l'espace UEMOA.
À l'inverse, l'Afrique démontre une agilité technologique spectaculaire, à l'image du modèle historique de M-Pesa au Kenya, qui fait transiter un tiers du produit intérieur brut (PIB) national directement par la téléphonie mobile.
Pour inverser les tendances négatives et mieux raconter ces réalités de l'intérieur, les organisateurs du forum insistent sur la nécessité de former une masse critique de journalistes spécialisés. Ismaïla, coordonnateur de la plateforme, a rappelé que le renforcement des capacités analytiques des médias est indispensable pour stimuler l'investissement public et privé.
Pour pérenniser ces actions de formation continue menées sans interruption depuis 2021, la plateforme travaille activement sur le chantier d'un fonds de soutien financier spécifiquement dédié aux médias économiques de l'espace communautaire.