Chef d’Etat de la Sierra Leone et Président en exercice de la Cédéao, Juluis Maada Bio a appelé, lundi 20 avril, les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), composés du Mali, du Burkina Faso et du Niger, à «revenir à la maison», au sein de l’Institution qu’il préside. Il a lancé cet appel à l’occasion du 10e Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, en présence de plusieurs ministres de ces trois pays.
«C’est mieux quand on est ensemble. Nous sommes liés par la géographie, par le sang. Nous ne sommes pas seulement des voisins de l’Afrique de l’Ouest. Nous comptons sur vous pour revenir à la maison. Même si vous ne revenez pas, il faut être réceptif au travail que nous faisons. Nous ne devons pas travailler de manière fragmentée», a dit Juluis Maada Bio.
Le chef d’Etat a cependant reconnu que la Cédéao doit faire sa mue pour convaincre ses Etats membres. «La Cédéao doit se panser en profondeur et donner des raisons pour que les pays aient confiance en elle : c’est le défi auquel je fais face. On doit essayer de convaincre 400 millions de citoyens», précise-t-il, avant d’ajouter que «plus unis et plus forts», les pays de la région pourront avoir «un marché de 400 millions de personnes pour servir leurs intérêts» de développement.
Juluis Maada Bio a aussi rappelé que dans les décennies à venir, une personne sur quatre (1/4) sera du continent africain. «Nous devons aussi créer des infrastructures, des reformes durables centrées sur les populations. Nous devons renouveler ou redéfinir notre contrat social avec nos populations pour qu’elles sentent la nécessité de rester au sein de l’Institution», a-t-il ajouté.
Les pays de l’AES ont quitté la Cédéao le 28 janvier 2024, dénonçant une organisation qu'ils jugent sous l'influence de puissances étrangères, notamment la France, et déconnectée des intérêts de leurs populations. Ils reprochent principalement à l'institution son manque de soutien dans la lutte contre le terrorisme et l'imposition de sanctions économiques qu'ils considèrent comme « illégales, illégitimes et inhumaines » suite aux changements de régimes militaires dans leurs pays respectifs.
«C’est mieux quand on est ensemble. Nous sommes liés par la géographie, par le sang. Nous ne sommes pas seulement des voisins de l’Afrique de l’Ouest. Nous comptons sur vous pour revenir à la maison. Même si vous ne revenez pas, il faut être réceptif au travail que nous faisons. Nous ne devons pas travailler de manière fragmentée», a dit Juluis Maada Bio.
Le chef d’Etat a cependant reconnu que la Cédéao doit faire sa mue pour convaincre ses Etats membres. «La Cédéao doit se panser en profondeur et donner des raisons pour que les pays aient confiance en elle : c’est le défi auquel je fais face. On doit essayer de convaincre 400 millions de citoyens», précise-t-il, avant d’ajouter que «plus unis et plus forts», les pays de la région pourront avoir «un marché de 400 millions de personnes pour servir leurs intérêts» de développement.
Juluis Maada Bio a aussi rappelé que dans les décennies à venir, une personne sur quatre (1/4) sera du continent africain. «Nous devons aussi créer des infrastructures, des reformes durables centrées sur les populations. Nous devons renouveler ou redéfinir notre contrat social avec nos populations pour qu’elles sentent la nécessité de rester au sein de l’Institution», a-t-il ajouté.
Les pays de l’AES ont quitté la Cédéao le 28 janvier 2024, dénonçant une organisation qu'ils jugent sous l'influence de puissances étrangères, notamment la France, et déconnectée des intérêts de leurs populations. Ils reprochent principalement à l'institution son manque de soutien dans la lutte contre le terrorisme et l'imposition de sanctions économiques qu'ils considèrent comme « illégales, illégitimes et inhumaines » suite aux changements de régimes militaires dans leurs pays respectifs.