L'information devrait faire du bruit. Ancienne ministre et candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati va redevenir officiellement magistrate, à quelques jours de son procès en correctionnelle pour corruption s’ouvre le 16 septembre.
Tout s'est fait dans la discrétion. À la demande de Rachida Dati, le ministre de la justice Gérald Darmanin a accepté de la réintégrer dans la magistrature, et de la proposer pour un poste assez recherché au ministère : Première substitute à l'administration centrale de la justice à Paris.
Pour que son retour comme magistrate soit effectif, il faudra que le Conseil supérieur de la magistrature donne son avis - un avis consultatif - mais il ne s'agit que d'une formalité. Gérald Darmanin pourra donc librement nommer Rachida Dati à ce poste, et le président de la République Emmanuel Macron, proche de l'ex-ministre de la Culture, n’aura plus qu’à signer.
Si cette nomination fait grincer des dents, c'est parce qu'elle intervient à quelques jours du procès de Rachida Dati. Elle sera jugée en correctionnelle dans l'affaire Renault-Nissan pour corruption et trafic d'influence, tout comme l'ancien patron du constructeur Carlos Ghosn.
L'actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris est soupçonnée d'avoir perçu 900 000 euros d'une filiale de Renault-Nissan pour avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen. En clair, la députée européenne est accusée d’avoir servi secrètement et contre rémunération les intérêts d’une entreprise privée. La prévenue soutient n'avoir fait qu'un travail d'avocate tout à fait légal. Elle encourt dix ans d'emprisonnement et une inéligibilité de cinq ans.
« L'institution judiciaire est durement critiquée par les responsables politiques, notamment sous l'angle de la déontologie et de la responsabilité des magistrats, mais également sur la nécessité de préserver l'image de l'institution », or « ce projet de réintégration, à quelques jours d'un procès pénal médiatique concernant l'intéressée, envoie un message contradictoire », a réagi auprès de l'AFP Ludovic Friat, président de l'USM, principal syndicat de magistrats.
Et ce d'autant que le nom de Rachida Dati apparaît dans d'autres dossiers judiciaires, qui en sont à un stade procédural moins avancé.
Tout s'est fait dans la discrétion. À la demande de Rachida Dati, le ministre de la justice Gérald Darmanin a accepté de la réintégrer dans la magistrature, et de la proposer pour un poste assez recherché au ministère : Première substitute à l'administration centrale de la justice à Paris.
Pour que son retour comme magistrate soit effectif, il faudra que le Conseil supérieur de la magistrature donne son avis - un avis consultatif - mais il ne s'agit que d'une formalité. Gérald Darmanin pourra donc librement nommer Rachida Dati à ce poste, et le président de la République Emmanuel Macron, proche de l'ex-ministre de la Culture, n’aura plus qu’à signer.
Si cette nomination fait grincer des dents, c'est parce qu'elle intervient à quelques jours du procès de Rachida Dati. Elle sera jugée en correctionnelle dans l'affaire Renault-Nissan pour corruption et trafic d'influence, tout comme l'ancien patron du constructeur Carlos Ghosn.
L'actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris est soupçonnée d'avoir perçu 900 000 euros d'une filiale de Renault-Nissan pour avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen. En clair, la députée européenne est accusée d’avoir servi secrètement et contre rémunération les intérêts d’une entreprise privée. La prévenue soutient n'avoir fait qu'un travail d'avocate tout à fait légal. Elle encourt dix ans d'emprisonnement et une inéligibilité de cinq ans.
« L'institution judiciaire est durement critiquée par les responsables politiques, notamment sous l'angle de la déontologie et de la responsabilité des magistrats, mais également sur la nécessité de préserver l'image de l'institution », or « ce projet de réintégration, à quelques jours d'un procès pénal médiatique concernant l'intéressée, envoie un message contradictoire », a réagi auprès de l'AFP Ludovic Friat, président de l'USM, principal syndicat de magistrats.
Et ce d'autant que le nom de Rachida Dati apparaît dans d'autres dossiers judiciaires, qui en sont à un stade procédural moins avancé.