Le choix a pris du temps, trop selon des élus et des associations de défense des droits civils, mais le gouvernement de la Gambie a choisi un avocat expérimenté pour diriger son bureau spécial.
Martin Hackett, spécialisé dans les affaires de crimes contre l'humanité, de génocide et de contre-terrorisme, s'est notamment fait connaître aux Nations unies, au tribunal spécial de l'ONU pour le Liban entre 2015 et 2021, et aussi pour son travail sur les crimes de guerre au Kosovo.
Durant son mandat de quatre ans, renouvelable, le Britannique sera chargé, entre autres de poursuivre pas moins de 70 personnes désignées par la Commission nationale pour la Vérité, la réconciliation et les réparations. Créée en 2022, cette commission a recommandé au gouvernement gambien de se pencher sur les atrocités commises entre 1994 et 2017 par le régime de Yahya Jammeh, notamment l'exécution de 240 à 250 personnes par des agents de l'État, des viols mais encore des actes de torture.
Deux ans plus tard, en avril 2024, l'assemblée gambienne a voté deux textes pour permettre à la justice d'avancer. La première loi créait un bureau du procureur spécial et la seconde un mécanisme encadrant la suite du processus judiciaire.
Le ministre de la Justice, Dawda Jallow, a également précisé que Martin Hackett devra présenter chaque année ses avancées au président gambien, Adama Barrow, à l'Assemblée nationale, à la CEDEAO et au procureur général.
Martin Hackett, spécialisé dans les affaires de crimes contre l'humanité, de génocide et de contre-terrorisme, s'est notamment fait connaître aux Nations unies, au tribunal spécial de l'ONU pour le Liban entre 2015 et 2021, et aussi pour son travail sur les crimes de guerre au Kosovo.
Durant son mandat de quatre ans, renouvelable, le Britannique sera chargé, entre autres de poursuivre pas moins de 70 personnes désignées par la Commission nationale pour la Vérité, la réconciliation et les réparations. Créée en 2022, cette commission a recommandé au gouvernement gambien de se pencher sur les atrocités commises entre 1994 et 2017 par le régime de Yahya Jammeh, notamment l'exécution de 240 à 250 personnes par des agents de l'État, des viols mais encore des actes de torture.
Deux ans plus tard, en avril 2024, l'assemblée gambienne a voté deux textes pour permettre à la justice d'avancer. La première loi créait un bureau du procureur spécial et la seconde un mécanisme encadrant la suite du processus judiciaire.
Le ministre de la Justice, Dawda Jallow, a également précisé que Martin Hackett devra présenter chaque année ses avancées au président gambien, Adama Barrow, à l'Assemblée nationale, à la CEDEAO et au procureur général.