Le projet de loi examiné par le Parlement géorgien ce mardi 3 février conditionne l’obtention d’un financement étranger à un accord préalable des autorités, au nom de la lutte contre « l’influence étrangère ». À défaut, tout citoyen géorgien pourra être considéré comme une menace pour la sécurité nationale.
C’est le cas du constitutionaliste Davit Zedelachvili. Par le passé, il a bénéficié de bourses de recherche européennes. Ses travaux, critiques du régime, font de lui une cible de choix : « Je sais que la répression peut s’abattre sur moi. En restant en Géorgie jusqu'à présent, je prenais ce risque-là. Le seul choix rationnel pour moi maintenant est de partir en exil, pour éviter une répression encore plus lourde. »
Membres d’ONG, travailleurs indépendants, salariés de multinationales… De très larges pans de la société pourraient être affectés.
Pour Tamaz Kirtava, membre de l’Association des jeunes avocats géorgiens, c’est un outil de répression massive pour étouffer la société civile : « Il s’agit d’un texte très utile pour le gouvernement. Il lui permet de qualifier de criminels toute personne ou organisation opérant en Géorgie et recevant des financements étrangers, avant de les dissoudre et d’emprisonner les personnes concernées. »
Le texte est le dernier épisode en date d’une dérive autoritaire sans précédent en Géorgie, qui se rapproche tous les jours un peu plus de Moscou. En l’absence de députés d’opposition, il pourrait être mis en œuvre dès la semaine prochaine.
En 2024, la Géorgie avait adopté une loi liberticide sur « l'influence étrangère », inspirée d'une loi similaire adoptée en Russie en 2012, qui consiste à obliger les ONG et médias qui reçoivent plus de 20% de leur budget de l'étranger à se déclarer du titre stigmatisant d’ « organisation poursuivant les intérêts d’un pouvoir étranger ». Le débat autour de l'adoption de cette loi avait provoqué d'importantes manifestations dans le pays.
C’est le cas du constitutionaliste Davit Zedelachvili. Par le passé, il a bénéficié de bourses de recherche européennes. Ses travaux, critiques du régime, font de lui une cible de choix : « Je sais que la répression peut s’abattre sur moi. En restant en Géorgie jusqu'à présent, je prenais ce risque-là. Le seul choix rationnel pour moi maintenant est de partir en exil, pour éviter une répression encore plus lourde. »
Membres d’ONG, travailleurs indépendants, salariés de multinationales… De très larges pans de la société pourraient être affectés.
Pour Tamaz Kirtava, membre de l’Association des jeunes avocats géorgiens, c’est un outil de répression massive pour étouffer la société civile : « Il s’agit d’un texte très utile pour le gouvernement. Il lui permet de qualifier de criminels toute personne ou organisation opérant en Géorgie et recevant des financements étrangers, avant de les dissoudre et d’emprisonner les personnes concernées. »
Le texte est le dernier épisode en date d’une dérive autoritaire sans précédent en Géorgie, qui se rapproche tous les jours un peu plus de Moscou. En l’absence de députés d’opposition, il pourrait être mis en œuvre dès la semaine prochaine.
En 2024, la Géorgie avait adopté une loi liberticide sur « l'influence étrangère », inspirée d'une loi similaire adoptée en Russie en 2012, qui consiste à obliger les ONG et médias qui reçoivent plus de 20% de leur budget de l'étranger à se déclarer du titre stigmatisant d’ « organisation poursuivant les intérêts d’un pouvoir étranger ». Le débat autour de l'adoption de cette loi avait provoqué d'importantes manifestations dans le pays.