Gestion des fonds politiques : Moussa Tine pointe les « erreurs » de PASTEF et réclame des garde-fous systémiques



Le président de l’Alliance démocratique « Pencco », Moussa Tine, refuse de voir la question des fonds politiques réduite à une querelle de personnes ou à une rivalité entre l'exécutif et la majorité parlementaire. Invitant à traiter le sujet sous l'angle exclusif de la gouvernance publique, le juriste et ancien député appelle à mettre en place des règles pérennes, capables de survivre aux alternances politiques et d'encadrer l'exercice du pouvoir.
 
Moussa Tine reconnaît la nécessité pour l'État de conserver des ressources financières confidentielles destinées à la sécurité nationale ou à la diplomatie. Toutefois, il martèle que la confidentialité ne doit plus justifier l'absence de contrôle. Dénonçant un système qui laisse la possibilité de détourner l'argent public, il prévient qu’« aucun homme n’a une vertu qui peut résister à la jouissance du pouvoir » et met en garde contre ce qu'il qualifie de dérive dans la méthode de PASTEF, consistant à vouloir combattre un système tout en risquant de reposer sur la seule puissance d'un homme.
 
Pour consacrer une véritable rupture institutionnelle, Moussa Tine préconise d'instaurer une commission de contrôle restreinte et confidentielle sur le modèle français  chargée de vérifier l'utilisation de ces fonds. Il exige par ailleurs que cet encadrement s'applique à tous les bénéficiaires de ces enveloppes, et non uniquement au président de la République.


Dimanche 9 Aout 2026 19:17


Dans la même rubrique :