Lors du point de presse tenu ce lundi 19 octobre 2026, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a fait état d’avancées significatives dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 7 août 2025 avec les syndicats de greffiers SYTJUST et UNTJ. Selon lui, près de 90 % des points de l’accord ont été exécutés. Le principal point de désaccord porte sur les modalités de reclassement des travailleurs de la justice.
Le ministre de la Justice a indiqué que son collègue chargé de la Fonction publique avait accepté la régularisation des avancements des travailleurs de la justice jusqu’en 2026, qu’ils soient automatiques ou au choix.
« Des simulations ont été faites pour voir en termes de rémunération quelle est la situation après reclassement des travailleurs de la justice. On a pu constater qu’il y a une réévaluation significative des rémunérations dont le montant le plus faible est de 200.000 FCFA », a déclaré Me Moussa Sarr.
Un désaccord sur la méthode de reclassement
Le principal point d’achoppement concerne toutefois la méthode de reclassement. Le ministère du Travail privilégie un reclassement sur la base de l’indice égal ou immédiatement supérieur, conformément à la loi et à la pratique administrative. Les syndicats réclament, eux, un reclassement préservant les grades acquis.
Le gouvernement estime que cette dernière option ne repose pas sur un fondement légal et pourrait créer un précédent pour d’autres catégories de fonctionnaires. « Les greffiers ont fait une contre-proposition en disant qu’ils veulent un reclassement en gardant leur grade. Ce que le ministère du Travail a dit ne pas être possible parce que ce serait une jurisprudence, parce que tous les autres fonctionnaires pourraient faire la même demande, celle-ci n’ayant pas de fondement légal », a expliqué le ministre.
« C’était le point d’achoppement. Tout a été mis en œuvre. On peut dire que 90 % des points du protocole ont été exécutés. Il ne reste que cet aspect-là », a-t-il ajouté.
Cet accord s’appuie sur le décret n° 2019-575 du 5 février 2019 portant réorganisation des corps et des carrières des travailleurs de la justice. Selon le ministre, malgré l’adoption de ce texte en 2019, sa mise en œuvre n’avait pas été engagée avant la signature du protocole en août 2025.
Parmi les mesures réalisées figure la formation de 546 travailleurs de la justice au Centre de formation judiciaire, de décembre 2025 à mai 2026. À l’issue de cette formation de six mois, les participants ont passé les évaluations et obtenu leur diplôme, a indiqué Me Moussa Sarr.
Le suivi du protocole a ensuite donné lieu à plusieurs rencontres entre les ministères concernés et les organisations syndicales. Lors d’une réunion tenue le 23 juillet 2026, les parties ont notamment convenu de mettre en place un guichet unique afin de centraliser les dossiers de reclassement et d’accélérer leur traitement.
Me Moussa Sarr a assuré que le dialogue se poursuivait et a salué l’absence de grève dans le milieu judiciaire malgré ce différend. « Nous restons ouverts au dialogue et à la discussion. Je salue également le climat apaisé dans le milieu judiciaire. Les syndicats ne sont pas partis en grève, les négociations continuent donc, c’est à saluer », a-t-il conclu.
Le ministre de la Justice a indiqué que son collègue chargé de la Fonction publique avait accepté la régularisation des avancements des travailleurs de la justice jusqu’en 2026, qu’ils soient automatiques ou au choix.
« Des simulations ont été faites pour voir en termes de rémunération quelle est la situation après reclassement des travailleurs de la justice. On a pu constater qu’il y a une réévaluation significative des rémunérations dont le montant le plus faible est de 200.000 FCFA », a déclaré Me Moussa Sarr.
Un désaccord sur la méthode de reclassement
Le principal point d’achoppement concerne toutefois la méthode de reclassement. Le ministère du Travail privilégie un reclassement sur la base de l’indice égal ou immédiatement supérieur, conformément à la loi et à la pratique administrative. Les syndicats réclament, eux, un reclassement préservant les grades acquis.
Le gouvernement estime que cette dernière option ne repose pas sur un fondement légal et pourrait créer un précédent pour d’autres catégories de fonctionnaires. « Les greffiers ont fait une contre-proposition en disant qu’ils veulent un reclassement en gardant leur grade. Ce que le ministère du Travail a dit ne pas être possible parce que ce serait une jurisprudence, parce que tous les autres fonctionnaires pourraient faire la même demande, celle-ci n’ayant pas de fondement légal », a expliqué le ministre.
« C’était le point d’achoppement. Tout a été mis en œuvre. On peut dire que 90 % des points du protocole ont été exécutés. Il ne reste que cet aspect-là », a-t-il ajouté.
Cet accord s’appuie sur le décret n° 2019-575 du 5 février 2019 portant réorganisation des corps et des carrières des travailleurs de la justice. Selon le ministre, malgré l’adoption de ce texte en 2019, sa mise en œuvre n’avait pas été engagée avant la signature du protocole en août 2025.
Parmi les mesures réalisées figure la formation de 546 travailleurs de la justice au Centre de formation judiciaire, de décembre 2025 à mai 2026. À l’issue de cette formation de six mois, les participants ont passé les évaluations et obtenu leur diplôme, a indiqué Me Moussa Sarr.
Le suivi du protocole a ensuite donné lieu à plusieurs rencontres entre les ministères concernés et les organisations syndicales. Lors d’une réunion tenue le 23 juillet 2026, les parties ont notamment convenu de mettre en place un guichet unique afin de centraliser les dossiers de reclassement et d’accélérer leur traitement.
Me Moussa Sarr a assuré que le dialogue se poursuivait et a salué l’absence de grève dans le milieu judiciaire malgré ce différend. « Nous restons ouverts au dialogue et à la discussion. Je salue également le climat apaisé dans le milieu judiciaire. Les syndicats ne sont pas partis en grève, les négociations continuent donc, c’est à saluer », a-t-il conclu.