Grève des techniciens des sous-traitants de Sonatel : le Comité des DG répond aux accusations



Le Comité des directeurs généraux des sous-traitants FTTH a réagi aux revendications des techniciens de ses entreprises, qui ont entamé mercredi une grève de 48 heures pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail. Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, les responsables des sociétés sous-traitantes réfutent les accusations faisant état de conditions de travail « inhumaines » et contestent plusieurs griefs relayés dans la presse et sur les réseaux sociaux.
 
Les techniciens en grève dénoncent notamment la dégradation de leurs conditions de travail et la réduction des prix appliquée dans le cadre du paiement des prestations. Des accusations auxquelles le Comité des DG des Sous-Traitants FTTH entend apporter des « précisions ».
 
Le Comité récuse fermement les allégations faisant état de conditions de travail « inhumaines » ou abusives au sein des entreprises concernées. Selon les responsables des sociétés sous-traitantes, ces affirmations « ne reflètent en rien la réalité » de leurs pratiques et ne sauraient être considérées comme des faits établis.
 
Les dirigeants appellent également à distinguer les différents régimes contractuels qui existent dans le secteur. Ils évoquent, d’une part, les sous-traitants indépendants, liés à leurs entreprises par des contrats de prestations librement négociés, et, d’autre part, le personnel directement employé par les structures concernées, auquel s’applique le droit du travail.
 
Concernant les heures supplémentaires et les interventions effectuées durant les périodes de repos, le Comité assure qu’elles sont « dûment encadrées et rémunérées conformément à la réglementation en vigueur », notamment à travers les majorations et le repos compensatoire.
 
Les sous-traitants mettent également en avant leur responsabilité dans la continuité des services de télécommunications. En tant que partenaires des opérateurs du secteur, ils affirment avoir une obligation contractuelle de garantir la disponibilité du réseau et la continuité du service aux clients.
 
Cette exigence, jugée « critique » par le Comité, implique une capacité d’intervention adaptée aux besoins du service, tout en restant, selon les dirigeants, conforme à la législation sur le temps de travail.
 
« Les interventions effectuées répondent strictement à une exigence de continuité de service, fondamentale pour la connectivité des usagers », soutient le Comité, qui assure que ces interventions sont réalisées dans le respect des dispositions légales et réglementaires applicables.
 
Tout en se disant disponible pour discuter des revendications des techniciens, le Comité des DG déplore la méthode employée par les travailleurs. Il estime que les griefs ont été exposés publiquement « sans démarche concertée » et évoque également l’absence de préavis de grève, qu’il estime contraire à la législation en vigueur.
 
Malgré ces réserves, les dirigeants affirment rester ouverts aux discussions avec les représentants du collectif des techniciens. Ils disent vouloir examiner les préoccupations exprimées « dans un cadre légal et constructif ».
 
 


Samedi 8 Aout 2026 15:23


Dans la même rubrique :