Grève générale : « Trop, c’est trop ! » le front syndical appelle les travailleurs à l’arrêt les 21, 22 et 23 octobre



Le Front syndical pour la défense du travail, qui regroupe dix centrales syndicales, a lancé, mercredi 23 septembre à Kolda, un appel à la mobilisation générale des travailleurs pour les 21, 22 et 23 octobre prochains. En tournée d’information et de mobilisation au Fouladou, les responsables syndicaux ont exposé les principales revendications à l’origine de ce mouvement de grève.
 
« Trop, c’est trop. Tous à l’arrêt les 21, 22 et 23 octobre». Le mot d’ordre est désormais clairement affiché par le Front syndical pour la défense du travail. Les dix centrales syndicales membres de cette plateforme entendent ainsi faire pression sur l’État pour obtenir la satisfaction d’un ensemble de revendications jugées prioritaires.
 
À Kolda, la mission syndicale a rencontré les travailleurs  pour expliquer les enjeux de la mobilisation et préparer la base à la grève générale annoncée. Pour  Madame Ivette Keïta Diop, secrétaire générale nationale de l’UNSAS, plusieurs dossiers majeurs justifient cette montée au créneau.
 
Au premier rang des revendications figure le paiement par l’État de 100 milliards de francs CFA d’arriérés de cotisations dus à l’IPRES. Le front exige également la révision immédiate des dispositions contestées relatives aux contrats à durée déterminée (CDD).
 
La question du pouvoir d’achat occupe également une place centrale dans la plateforme revendicative. Les syndicats réclament notamment une baisse des prix des denrées de première nécessité, ainsi que des coûts de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures.
 
Autre exigence forte :l ’extension du paiement de l’indemnité de logement à des catégories de travailleurs qui n’en bénéficient pas encore. Le front syndical demande son élargissement aux agents contractuels du secteur de la santé,  aux personnels administratifs, techniques et des services des œuvres sociales des universités publiques, ainsi qu'aux agents des établissements publics.
 
Les centrales syndicales réclament par ailleurs le respect des engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale, ainsi que l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans.
 
La plateforme porte également sur la mise en œuvre des différents accords conclus entre l’État et les syndicats dans plusieurs secteurs. Le front exige notamment le respect des engagements pris envers les syndicats de l’éducation, de la santé, des collectivités territoriales et des transports.
 
À Kolda, les responsables syndicaux ont donc invité les travailleurs à se mobiliser massivement pour donner un caractère effectif au mot d’ordre des 21, 22 et 23 octobre. Pour le Front syndical pour la défense du travail, cette mobilisation doit permettre de remettre les revendications sociales au cœur du dialogue avec les pouvoirs publics et d’obtenir des réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs.

Ismaila Mansaly (correspondant)

Jeudi 24 Septembre 2026 12:12


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