Guédiawaye: la caissière de l'Hôpital Roi Baudoin écrouée après un "trou" de 35 millions FCFA



Un scandale financier secoue depuis plusieurs jours l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye (banlieue de Dakar). Une affaire de détournement présumé de deniers publics, estimée à 35 millions de francs CFA, a conduit à l’arrestation de la caissière principale, M. Seye, ainsi que d’une prestataire du service comptabilité, M. Fall.
 
Selon les informations de nos confrères du journal L’Observateur, tout est parti d’un changement à la tête de la caisse principale. Récemment nommée à ce poste stratégique, Mme Sy, en provenance de l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque, a procédé à un contrôle de routine peu après sa prise de fonction. Ses premières vérifications ont rapidement mis en évidence des irrégularités dans les comptes.

Face à ces anomalies, un audit financier a été diligenté par des inspecteurs des ministères des Finances et de la Santé. Les conclusions, rendues à quelques jours de la Korité, ont révélé un déficit alarmant de 35 millions de FCFA dans les caisses de l’établissement.
 
Un système de « saut de jour » bien rodé

 Les premiers éléments de l’enquête mettent en lumière un mode opératoire aussi simple qu’efficace. La caissière principale, avec la complicité présumée de la prestataire chargée d’effectuer certains dépôts bancaires, aurait instauré un système de « saut de jour ». Concrètement, certaines recettes quotidiennes (issues des consultations, analyses et autres prestations médicales) n’auraient pas été reversées sur les comptes de l’hôpital.
 
Au fil du temps, ces omissions répétées auraient permis de détourner des sommes importantes, creusant progressivement un manque considérable dans les finances de la structure.
 
Une procédure judiciaire enclenchée 
Dès réception du rapport d’audit, la direction de l’hôpital a pris des mesures conservatoires, notamment la mise à pied des personnes incriminées. Une plainte contre X a ensuite été déposée auprès de la Brigade de recherches de Keur Massar.
 
Convoquées le mardi 31 mars, M. Seye et M. Fall ont été placées en garde à vue avant d’être présentées au procureur de la République. Toutefois, le dossier semble loin d’avoir livré tous ses secrets.
 
Le magistrat en charge de l’affaire, soupçonnant l’existence d’éventuelles complicités, a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire afin d’identifier d’autres personnes impliquées. Les deux mises en cause ont fait l’objet de plusieurs retours de parquet et doivent être présentées devant un juge d’instruction dans les prochains jours.


Mardi 7 Avril 2026 12:21


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