Après la découverte de nombreux corps de civils dans la ville de Boutcha, près de Kiev, à la suite du retrait des troupes de Moscou, la vague d'indignation continue de se propager, plusieurs pays évoquant « un génocide » et appelant à une enquête internationale.
► Comme l'Allemagne et d'autres pays, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré lundi favorable à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie.
► La Russie nie de son côté toute implication dans ces exactions et a demandé un débat au Conseil de sécurité de l'ONU pour statuer sur les « provocations haineuses » commises selon elle par l'Ukraine à Boutcha,
Les horaires sont donnés en temps universel (TU)
L'UNE discute « en urgence » de nouvelles sanctions contre la Russie, indique Josep Borrell
Après la découverte de cadavres dans la région de Kiev, de nombreuses voix s'élèvent en Europe pour demander de nouvelles sanctions contre la Russie. « Plus de sanctions et d’aides de l’Union européenne sont en chemin », a déclaré dimanche le président du conseil européen Charles Michel. Alors que le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell souhaitait l’implication de la Cour internationale de justice de La Haye afin qu’elle se saisisse des cas de crimes de guerre présumés.
De son côté, le chancelier Olaf Scholz a lui aussi clairement appelé à l’escalade des sanctions. « Nous déciderons de nouvelles mesures entre alliés dans les prochains jours » a-t-il avancé. Et ce lundi matin, c'est Emmanuel Macron qui a appelé de ses vœux à de nouvelles sanctions : « Ce qui vient de se passer à Boutcha impose un nouveau train de sanction et des mesures très claires », a déclaré le président français sur France Inter.
On sait qu’après avoir adopté plusieurs trains de sanctions, essentiellement économique, contre Moscou, l’Union travaillait déjà de nouvelles sanctions et la découverte de ce que beaucoup désignent comme des « crimes de guerre » vient peut-être de changer la donne sur la question des sanctions énergétiques. Jusqu’ici, il y avait en effet, de fortes dissensions au sein des 27 sur la question d’interdire l’importation de gaz et de pétrole russe. C’est en train d’évoluer.
Preuve en est avec signal venu d’Allemagne : la ministre de la Défense de ce pays, longtemps réticente à des sanctions dans le domaine de l’énergie en raison de sa dépendance au gaz russe, a fait un pas en cette direction. Christine Lambrecht a dit dimanche que l’Union européenne devait maintenant « débattre d’une interdiction d’importation de gaz russe ». Des débats qui risquent d’être compliqués, tant certains pays sont dépendants du gaz russe, mais aussi à cause du coût que cela impliquerait pour leurs populations.
La Pologne propose une commission d'enquête sur « le génocide » en Ukraine
Le Premier ministre polonais a appelé lundi à créer une commission d'enquête internationale sur « le génocide » commis selon lui par l'armée russe dans des villes ukrainiennes, dont Boutcha.
► Comme l'Allemagne et d'autres pays, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré lundi favorable à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie.
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Après la découverte de cadavres dans la région de Kiev, de nombreuses voix s'élèvent en Europe pour demander de nouvelles sanctions contre la Russie. « Plus de sanctions et d’aides de l’Union européenne sont en chemin », a déclaré dimanche le président du conseil européen Charles Michel. Alors que le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell souhaitait l’implication de la Cour internationale de justice de La Haye afin qu’elle se saisisse des cas de crimes de guerre présumés.
De son côté, le chancelier Olaf Scholz a lui aussi clairement appelé à l’escalade des sanctions. « Nous déciderons de nouvelles mesures entre alliés dans les prochains jours » a-t-il avancé. Et ce lundi matin, c'est Emmanuel Macron qui a appelé de ses vœux à de nouvelles sanctions : « Ce qui vient de se passer à Boutcha impose un nouveau train de sanction et des mesures très claires », a déclaré le président français sur France Inter.
On sait qu’après avoir adopté plusieurs trains de sanctions, essentiellement économique, contre Moscou, l’Union travaillait déjà de nouvelles sanctions et la découverte de ce que beaucoup désignent comme des « crimes de guerre » vient peut-être de changer la donne sur la question des sanctions énergétiques. Jusqu’ici, il y avait en effet, de fortes dissensions au sein des 27 sur la question d’interdire l’importation de gaz et de pétrole russe. C’est en train d’évoluer.
Preuve en est avec signal venu d’Allemagne : la ministre de la Défense de ce pays, longtemps réticente à des sanctions dans le domaine de l’énergie en raison de sa dépendance au gaz russe, a fait un pas en cette direction. Christine Lambrecht a dit dimanche que l’Union européenne devait maintenant « débattre d’une interdiction d’importation de gaz russe ». Des débats qui risquent d’être compliqués, tant certains pays sont dépendants du gaz russe, mais aussi à cause du coût que cela impliquerait pour leurs populations.
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