► La guerre en Ukraine est entrée mardi 24 mai dans son quatrième mois.
► La situation sur le terrain dans la région de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine, où l'armée russe a réalisé des progrès ces derniers jours, « empire d'heure en heure », a déclaré mardi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. Les troupes russes concentrent en effet leur offensive sur la dernière poche de résistance dans le Donbass.
► Le milliardaire américain George Soros s'est voulu alarmiste en marge de la réunion du Forum économique mondial. « L'invasion (de l'Ukraine par la Russie) a peut-être été le début de la Troisième guerre mondiale et notre civilisation peut ne pas y survivre », a-t-il déclaré dans un discours.
► Les forces ukrainiennes pilonnent désormais les positions russes avec des systèmes d'artillerie occidentaux tout nouvellement acheminés, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée ukrainienne.
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Au nord de Donetsk, depuis huit ans, la seule ligne de front «les yeux dans les yeux»
La Russie s'est dit mardi déterminée à atteindre tous ses « objectifs », intensifiant son offensive contre la dernière poche de résistance de la région de Louhansk dans le Donbass. À chaque fois, la même stratégie : un pilonnage intense de l’artillerie à distance avant d’entrer dans les villages et les villes. Sauf dans le nord de l’agglomération de Donetsk : depuis huit ans c’est une ligne de front avec des tranchées rapprochées. C’est la seule ligne de front « les yeux dans les yeux ».
► La situation sur le terrain dans la région de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine, où l'armée russe a réalisé des progrès ces derniers jours, « empire d'heure en heure », a déclaré mardi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. Les troupes russes concentrent en effet leur offensive sur la dernière poche de résistance dans le Donbass.
► Le milliardaire américain George Soros s'est voulu alarmiste en marge de la réunion du Forum économique mondial. « L'invasion (de l'Ukraine par la Russie) a peut-être été le début de la Troisième guerre mondiale et notre civilisation peut ne pas y survivre », a-t-il déclaré dans un discours.
► Les forces ukrainiennes pilonnent désormais les positions russes avec des systèmes d'artillerie occidentaux tout nouvellement acheminés, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée ukrainienne.
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Au nord de Donetsk, depuis huit ans, la seule ligne de front «les yeux dans les yeux»
La Russie s'est dit mardi déterminée à atteindre tous ses « objectifs », intensifiant son offensive contre la dernière poche de résistance de la région de Louhansk dans le Donbass. À chaque fois, la même stratégie : un pilonnage intense de l’artillerie à distance avant d’entrer dans les villages et les villes. Sauf dans le nord de l’agglomération de Donetsk : depuis huit ans c’est une ligne de front avec des tranchées rapprochées. C’est la seule ligne de front « les yeux dans les yeux ».
La Russie demande la levée des sanctions pour éviter une crise alimentaire mondiale
Un haut diplomate russe a exigé ce 25 mai la levée des sanctions visant Moscou comme condition pour éviter une crise alimentaire mondiale du fait du blocage des exportations de céréales ukrainiennes depuis le début de l'offensive du Kremlin. « La résolution du problème alimentaire passe par une approche collective, impliquant notamment la levée des sanctions qui ont été instaurées contre les exportations russes et les transactions financières », a déclaré un ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences de presse russes. Il a également exigé « le déminage par Kiev » des ports de la mer Noire pour que les navires puissent exporter les céréales. A cet effet, le diplomate a affirmé que la Russie était « prête à assurer un couloir humanitaire » aux bateaux.
Réputée pour ses terres noires très fertiles, l'Ukraine était avant l'offensive le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé. Mais le conflit a bouleversé la production agricole ukrainienne et la Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux d'empêcher les exportations de céréales via la mer Noire, suscitant le risque d'une grave crise alimentaire mondiale. Mardi soir, l'armée russe a, elle, accusé l'Occident de chercher « à sortir le plus vite possible les céréales d'Ukraine (...) sans craindre ce qui se passera dans le pays une fois les réserves de céréales épuisées ».
Zelensky déplore à Davos le manque d'« unité » des pays occidentaux
« Ma question est : y a-t-il unité en pratique (dans l'Occident, ndlr)? Je ne la vois pas », a regretté le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une prise de parole en visioconférence au forum économique de Davos en Suisse, affirmant avoir « besoin du soutien d'une Europe unie ».
« Y a-t-il une unité au sujet de l'adhésion de la Suède et de la Finlande dans l'Otan ? Non. Donc l'Occident est-il uni ? Non », a renchéri M. Zelensky lors d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine. « Notre point fort était l'unité au sein du pays, et maintenant ça dépend de l'unité de l'Occident, pour être fort et soutenir fermement l'Ukraine face à la Russie, a-t-il enchaîné. Nous aurons l'avantage sur la Russie quand nous serons tous vraiment unis. »
Le président ukrainien s'est dit une nouvelle fois « reconnaissant » envers Joe Biden, son homologue américain, pour une nouvelle aide financière de 40 milliards de dollars. « Nous avons besoin du soutien d'une Europe unie », a-t-il toutefois rappelé, fustigeant la position de son homologue hongrois Viktor Orban, réticent à ce stade à imposer un embargo sur le pétrole russe : « Quelque chose ne va pas avec la Hongrie ! », a-t-il lancé.
Frappe russe contre une zone résidentielle à Kramatorsk
Des missiles russes auraient frappé une zone résidentielle à Kramatorsk, dans l'oblast de Donetsk, selon le maire de la ville repris par le média indépendant The Kyiv Independent. Oleksandr Honcharenko a déclaré que plusieurs bâtiments résidentiels avaient été détruits ou endommagés par les frappes aériennes qui ont touché la ville pendant la nuit, mais qu'il n'y avait pas de victimes.
Le président ukrainien présente ses condoléances aux victimes de la tuerie au Texas
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté ce mercredi ses condoléances aux victimes de la tuerie dans une école au Texas, estimant qu'il est « terrible d'avoir des victimes de tireurs en temps de paix ». « Je veux présenter mes condoléances à tous les proches et familles des enfants qui ont été tués dans la terrible fusillade d'une école au Texas », a affirmé le dirigeant en préambule d'une prise de parole au cours d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine à Davos. « Il est terrible d'avoir des victimes de tireurs en temps de paix », a estimé le président ukrainien qui s'exprimait en ukrainien par visioconférence et dont les propos étaient traduits. « Cela arrive partout, cela arrive dans le monde, cela arrive visiblement dans des sociétés en paix », a également dit le chef d'État.
Le gouvernement britannique autorise la vente du club de foot de Chelsea
Le gouvernement britannique a autorisé ce mercredi le rachat du club de football de Chelsea, propriété de l'oligarque russe Roman Abramovitch depuis 2003, par le groupe mené par l'homme d'affaires américain Todd Boehly, a annoncé la ministre des Sports.
« Hier soir, le gouvernement a délivré une licence autorisant la vente du @ChelseaFC. Compte tenu des sanctions que nous avons imposées aux personnes liées à Poutine et à l'invasion sanglante de l'Ukraine, l'avenir à long terme du club ne peut être assuré que par un nouveau propriétaire », a déclaré sur Twitter la ministre britannique de la Culture, des Médias et des Sports, Nadine Dorries.
Guerre en Ukraine: le monde du sport tourne le dos à la Russie
06h30 : Après la polémique, le grand retour de la soprano russe Anna Netrebko en France
Elle a chanté en avril à l'Opéra de Monte-Carlo, mais le concert d'Anna Netrebko à la Philharmonie de Paris ce mercredi marque le grand retour sur scène dans une capitale occidentale de la soprano russe star, critiquée depuis la guerre en Ukraine. Une des plus grandes voix lyriques au monde, elle a été parmi les premiers artistes russes à être pointés du doigt après le début de l'invasion de l'Ukraine pour ne pas avoir clairement dénoncé la guerre. Le prestigieux Metropolitan Opera de New York, dont elle était la star, l'a ainsi déprogrammée pour une durée indéterminée et elle avait alors annoncé se retirer temporairement de la scène.
Le 30 mars, elle a condamné « expressément la guerre contre l'Ukraine », ce qui lui a valu d'être retirée de l'affiche dans son propre pays. La soprano n'a jamais ouvertement clamé son soutien au président russe Vladimir Poutine, mais il lui est reproché de s'être rendue à Donetsk en décembre 2015 pour y poser avec le drapeau des rebelles séparatistes prorusses. Elle a aussi suscité la controverse lorsqu'elle a remis un chèque d'un million de roubles (environ 15 000 euros) au dirigeant ukrainien prorusse Oleg Tsarev. Anna Netrebko s'était défendue en expliquant vouloir soutenir les arts, et plus particulièrement l'Opéra de Donetsk auquel l'Ukraine avait coupé tous les financements, et assuré n'avoir « jamais reçu de soutien financier du gouvernement russe » et de ne s'être jamais alliée à « aucun dirigeant de la Russie ».
Dans un entretien au quotidien Le Monde dimanche 22 mai, elle a répété qu'elle n'était « coupable de rien », affirmant que sa seule erreur était de ne pas s'être « davantage informée de la situation au Donbass » et qu'elle voulait « juste aider des amis en difficulté ». « On m'a aussi demandé de me déclarer contre Vladimir Poutine. J'ai répondu que j'avais un passeport russe, que c'était encore le président, et que je ne pouvais prononcer publiquement ces mots. J'ai donc refusé », a-t-elle ajouté. Malgré sa condamnation de la guerre, le Met a remis en cause tous ses contrats jusqu'en mai 2026, selon elle.
Son ancien mentor, le chef d'orchestre Valery Gergiev, un proche du Kremlin, a été déclaré persona non grata par les salles de concert occidentales. Dans leur pays, les artistes russes ont été sommés d'afficher leur patriotisme ou, à défaut, de garder le silence, et dans les pays occidentaux, de prendre publiquement leurs distances avec l'opération militaire et le régime russe.
La mise à jour de ce 25 mai du ministère britannique de la Défense vise spécifiquement le blocus russe des ports ukrainiens
La guerre en Ukraine et le blocus du port d’Odessa, dans le Sud du pays, étaient au menu des discussions hier entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba. Les deux hommes ont notamment évoqué les moyens de faire sortir les céréales ukrainiennes du pays alors que le blocus entraîne des pénuries dans le monde et une flambée des prix. Le port d’Odessa, le premier d’Ukraine, est une infrastructure clé du pays notamment pour l’import-export.
« Avec la guerre et le blocus certains produits n’arrivent pas, comme la nourriture pour animaux, raconte Léonid Gritchitchev, responsable technique. On ne peut pas affamer nos bêtes, sinon elles mourront. Nous avions pressenti le blocus donc nous avons stocké à l’avance de la nourriture dans nos différents entrepôts. Ça permet aussi d’éparpiller nos réserves comme ça si un hangar est bombardé, il nous reste les autres. »
« On réussit désormais à exporter une partie de la production par le train, la route et les petits ports fluviaux, note Alla Stoyanova, cheffe du département agriculture de l’administration militaire d’Odessa. Nous avons fait sortir du pays 200 000 tonnes de céréales en mars, 1 million en avril, et nous visons 1,5 million ce mois-ci. Mais ce n’est pas assez. Nous avons 20 millions de tonnes sur les bras et dans trois semaines ce sera la récolte. On va se retrouver avec 80 millions en plus. Si on n’exporte pas, on risque une catastrophe mondiale. »
Le commandement Sud de l’armée ukrainienne promet qu’une contre-attaque, comme celle lancée dans le Nord à Kharkiv, est en préparation. En attendant, les agriculteurs doivent vivre au rythme de la guerre.
Violents combats dans les environs des localités de Popasna et de Bakhmut
Le ministère ukrainien de la Défense a aussi évoqué d'intenses combats dans les environs des localités de Popasna et de Bakhmut, dont la chute donnerait aux Russes le contrôle d'un carrefour important pour l'effort de guerre ukrainien.
L'armée russe entend « tout détruire dans le Donbass », affirme Zelensky
L'armée russe tente coûte que coûte de resserrer son étau sur la région de Louhansk, dans le Donbass, où elle a intensifié son offensive dans l'objectif de « tout détruire », selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Dans la région de Louhansk, les Russes avancent dans toutes les directions à la fois », a affirmé mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, sur Telegram. « La situation dans le Donbass est extrêmement difficile », a reconnu de son côté mardi soir le président Zelensky. « Toutes les forces que l'armée russe a encore ont été jetées là pour l'offensive » car ils « veulent tout détruire », a-t-il affirmé.
Moscou a décidé d'intensifier son offensive dans le Donbass, formé des régions de Louhansk et de Donetsk, que les Ukrainiens peinent à défendre, après avoir éloigné les forces russes des deux plus grandes villes du pays, Kiev et Kharkiv (nord-est). C'est notamment pour défendre le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes pro-russes, d'un prétendu « génocide », que le président russe Vladimir Poutine a déclenché le 24 février l'invasion de l'Ukraine. « Nous continuerons l'opération militaire spéciale jusqu'à la réalisation de tous les objectifs », a insisté mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. Il a également souligné que Moscou s'apprête à mener une longue offensive en Ukraine.
Le gouverneur régional du Donbass a fait état de « bombardements de plus en plus intenses » et affirmé que « l'armée russe a pour objectif de détruire complètement Severodonetsk », ville stratégique au nord-ouest de Louhansk. « Nous sommes un avant-poste qui retient l'assaut et qui le fera. Malgré la supériorité de l'armée ennemie, nous gagnerons, car nous nous battons pour notre terre », a lancé Serguiï Gaïdaï, comparant la situation dans la région de Louhansk à celle de province de Marioupol.
Un haut diplomate russe a exigé ce 25 mai la levée des sanctions visant Moscou comme condition pour éviter une crise alimentaire mondiale du fait du blocage des exportations de céréales ukrainiennes depuis le début de l'offensive du Kremlin. « La résolution du problème alimentaire passe par une approche collective, impliquant notamment la levée des sanctions qui ont été instaurées contre les exportations russes et les transactions financières », a déclaré un ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences de presse russes. Il a également exigé « le déminage par Kiev » des ports de la mer Noire pour que les navires puissent exporter les céréales. A cet effet, le diplomate a affirmé que la Russie était « prête à assurer un couloir humanitaire » aux bateaux.
Réputée pour ses terres noires très fertiles, l'Ukraine était avant l'offensive le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé. Mais le conflit a bouleversé la production agricole ukrainienne et la Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux d'empêcher les exportations de céréales via la mer Noire, suscitant le risque d'une grave crise alimentaire mondiale. Mardi soir, l'armée russe a, elle, accusé l'Occident de chercher « à sortir le plus vite possible les céréales d'Ukraine (...) sans craindre ce qui se passera dans le pays une fois les réserves de céréales épuisées ».
Zelensky déplore à Davos le manque d'« unité » des pays occidentaux
« Ma question est : y a-t-il unité en pratique (dans l'Occident, ndlr)? Je ne la vois pas », a regretté le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une prise de parole en visioconférence au forum économique de Davos en Suisse, affirmant avoir « besoin du soutien d'une Europe unie ».
« Y a-t-il une unité au sujet de l'adhésion de la Suède et de la Finlande dans l'Otan ? Non. Donc l'Occident est-il uni ? Non », a renchéri M. Zelensky lors d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine. « Notre point fort était l'unité au sein du pays, et maintenant ça dépend de l'unité de l'Occident, pour être fort et soutenir fermement l'Ukraine face à la Russie, a-t-il enchaîné. Nous aurons l'avantage sur la Russie quand nous serons tous vraiment unis. »
Le président ukrainien s'est dit une nouvelle fois « reconnaissant » envers Joe Biden, son homologue américain, pour une nouvelle aide financière de 40 milliards de dollars. « Nous avons besoin du soutien d'une Europe unie », a-t-il toutefois rappelé, fustigeant la position de son homologue hongrois Viktor Orban, réticent à ce stade à imposer un embargo sur le pétrole russe : « Quelque chose ne va pas avec la Hongrie ! », a-t-il lancé.
Frappe russe contre une zone résidentielle à Kramatorsk
Des missiles russes auraient frappé une zone résidentielle à Kramatorsk, dans l'oblast de Donetsk, selon le maire de la ville repris par le média indépendant The Kyiv Independent. Oleksandr Honcharenko a déclaré que plusieurs bâtiments résidentiels avaient été détruits ou endommagés par les frappes aériennes qui ont touché la ville pendant la nuit, mais qu'il n'y avait pas de victimes.
Le président ukrainien présente ses condoléances aux victimes de la tuerie au Texas
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté ce mercredi ses condoléances aux victimes de la tuerie dans une école au Texas, estimant qu'il est « terrible d'avoir des victimes de tireurs en temps de paix ». « Je veux présenter mes condoléances à tous les proches et familles des enfants qui ont été tués dans la terrible fusillade d'une école au Texas », a affirmé le dirigeant en préambule d'une prise de parole au cours d'un petit-déjeuner organisé par l'Ukraine à Davos. « Il est terrible d'avoir des victimes de tireurs en temps de paix », a estimé le président ukrainien qui s'exprimait en ukrainien par visioconférence et dont les propos étaient traduits. « Cela arrive partout, cela arrive dans le monde, cela arrive visiblement dans des sociétés en paix », a également dit le chef d'État.
Le gouvernement britannique autorise la vente du club de foot de Chelsea
Le gouvernement britannique a autorisé ce mercredi le rachat du club de football de Chelsea, propriété de l'oligarque russe Roman Abramovitch depuis 2003, par le groupe mené par l'homme d'affaires américain Todd Boehly, a annoncé la ministre des Sports.
« Hier soir, le gouvernement a délivré une licence autorisant la vente du @ChelseaFC. Compte tenu des sanctions que nous avons imposées aux personnes liées à Poutine et à l'invasion sanglante de l'Ukraine, l'avenir à long terme du club ne peut être assuré que par un nouveau propriétaire », a déclaré sur Twitter la ministre britannique de la Culture, des Médias et des Sports, Nadine Dorries.
Guerre en Ukraine: le monde du sport tourne le dos à la Russie
06h30 : Après la polémique, le grand retour de la soprano russe Anna Netrebko en France
Elle a chanté en avril à l'Opéra de Monte-Carlo, mais le concert d'Anna Netrebko à la Philharmonie de Paris ce mercredi marque le grand retour sur scène dans une capitale occidentale de la soprano russe star, critiquée depuis la guerre en Ukraine. Une des plus grandes voix lyriques au monde, elle a été parmi les premiers artistes russes à être pointés du doigt après le début de l'invasion de l'Ukraine pour ne pas avoir clairement dénoncé la guerre. Le prestigieux Metropolitan Opera de New York, dont elle était la star, l'a ainsi déprogrammée pour une durée indéterminée et elle avait alors annoncé se retirer temporairement de la scène.
Le 30 mars, elle a condamné « expressément la guerre contre l'Ukraine », ce qui lui a valu d'être retirée de l'affiche dans son propre pays. La soprano n'a jamais ouvertement clamé son soutien au président russe Vladimir Poutine, mais il lui est reproché de s'être rendue à Donetsk en décembre 2015 pour y poser avec le drapeau des rebelles séparatistes prorusses. Elle a aussi suscité la controverse lorsqu'elle a remis un chèque d'un million de roubles (environ 15 000 euros) au dirigeant ukrainien prorusse Oleg Tsarev. Anna Netrebko s'était défendue en expliquant vouloir soutenir les arts, et plus particulièrement l'Opéra de Donetsk auquel l'Ukraine avait coupé tous les financements, et assuré n'avoir « jamais reçu de soutien financier du gouvernement russe » et de ne s'être jamais alliée à « aucun dirigeant de la Russie ».
Dans un entretien au quotidien Le Monde dimanche 22 mai, elle a répété qu'elle n'était « coupable de rien », affirmant que sa seule erreur était de ne pas s'être « davantage informée de la situation au Donbass » et qu'elle voulait « juste aider des amis en difficulté ». « On m'a aussi demandé de me déclarer contre Vladimir Poutine. J'ai répondu que j'avais un passeport russe, que c'était encore le président, et que je ne pouvais prononcer publiquement ces mots. J'ai donc refusé », a-t-elle ajouté. Malgré sa condamnation de la guerre, le Met a remis en cause tous ses contrats jusqu'en mai 2026, selon elle.
Son ancien mentor, le chef d'orchestre Valery Gergiev, un proche du Kremlin, a été déclaré persona non grata par les salles de concert occidentales. Dans leur pays, les artistes russes ont été sommés d'afficher leur patriotisme ou, à défaut, de garder le silence, et dans les pays occidentaux, de prendre publiquement leurs distances avec l'opération militaire et le régime russe.
La mise à jour de ce 25 mai du ministère britannique de la Défense vise spécifiquement le blocus russe des ports ukrainiens
La guerre en Ukraine et le blocus du port d’Odessa, dans le Sud du pays, étaient au menu des discussions hier entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba. Les deux hommes ont notamment évoqué les moyens de faire sortir les céréales ukrainiennes du pays alors que le blocus entraîne des pénuries dans le monde et une flambée des prix. Le port d’Odessa, le premier d’Ukraine, est une infrastructure clé du pays notamment pour l’import-export.
« Avec la guerre et le blocus certains produits n’arrivent pas, comme la nourriture pour animaux, raconte Léonid Gritchitchev, responsable technique. On ne peut pas affamer nos bêtes, sinon elles mourront. Nous avions pressenti le blocus donc nous avons stocké à l’avance de la nourriture dans nos différents entrepôts. Ça permet aussi d’éparpiller nos réserves comme ça si un hangar est bombardé, il nous reste les autres. »
« On réussit désormais à exporter une partie de la production par le train, la route et les petits ports fluviaux, note Alla Stoyanova, cheffe du département agriculture de l’administration militaire d’Odessa. Nous avons fait sortir du pays 200 000 tonnes de céréales en mars, 1 million en avril, et nous visons 1,5 million ce mois-ci. Mais ce n’est pas assez. Nous avons 20 millions de tonnes sur les bras et dans trois semaines ce sera la récolte. On va se retrouver avec 80 millions en plus. Si on n’exporte pas, on risque une catastrophe mondiale. »
Le commandement Sud de l’armée ukrainienne promet qu’une contre-attaque, comme celle lancée dans le Nord à Kharkiv, est en préparation. En attendant, les agriculteurs doivent vivre au rythme de la guerre.
Violents combats dans les environs des localités de Popasna et de Bakhmut
Le ministère ukrainien de la Défense a aussi évoqué d'intenses combats dans les environs des localités de Popasna et de Bakhmut, dont la chute donnerait aux Russes le contrôle d'un carrefour important pour l'effort de guerre ukrainien.
L'armée russe entend « tout détruire dans le Donbass », affirme Zelensky
L'armée russe tente coûte que coûte de resserrer son étau sur la région de Louhansk, dans le Donbass, où elle a intensifié son offensive dans l'objectif de « tout détruire », selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Dans la région de Louhansk, les Russes avancent dans toutes les directions à la fois », a affirmé mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, sur Telegram. « La situation dans le Donbass est extrêmement difficile », a reconnu de son côté mardi soir le président Zelensky. « Toutes les forces que l'armée russe a encore ont été jetées là pour l'offensive » car ils « veulent tout détruire », a-t-il affirmé.
Moscou a décidé d'intensifier son offensive dans le Donbass, formé des régions de Louhansk et de Donetsk, que les Ukrainiens peinent à défendre, après avoir éloigné les forces russes des deux plus grandes villes du pays, Kiev et Kharkiv (nord-est). C'est notamment pour défendre le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes pro-russes, d'un prétendu « génocide », que le président russe Vladimir Poutine a déclenché le 24 février l'invasion de l'Ukraine. « Nous continuerons l'opération militaire spéciale jusqu'à la réalisation de tous les objectifs », a insisté mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. Il a également souligné que Moscou s'apprête à mener une longue offensive en Ukraine.
Le gouverneur régional du Donbass a fait état de « bombardements de plus en plus intenses » et affirmé que « l'armée russe a pour objectif de détruire complètement Severodonetsk », ville stratégique au nord-ouest de Louhansk. « Nous sommes un avant-poste qui retient l'assaut et qui le fera. Malgré la supériorité de l'armée ennemie, nous gagnerons, car nous nous battons pour notre terre », a lancé Serguiï Gaïdaï, comparant la situation dans la région de Louhansk à celle de province de Marioupol.