En Guinée-Bissau, le Haut commandement militaire interdit les conférences de presse non-autorisées et déclarations publiques non-autorisées, au nom de la cohésion et de la sécurité. Une mesure qui inquiète les journalistes : ils redoutent de nouvelles restrictions sur l’information, dans un pays encore sous transition après le coup d’État de fin novembre.
Pour Indira Correia Baldé, présidente en exercice du Syndicat des journalistes de la Guinée-Bissau, c’est un signal très inquiétant. « Nous, le Syndicat des journalistes et des techniciens de la communication sociale de Guinée-Bissau, nous déplorons cette décision, lance-t-elle au micro Christina Okello. C’est une manière de restreindre la liberté de la presse dans notre pays. Mais nous ne sommes pas dans une situation normale : il n’y a pas de moyen de résister à cette mesure, parce que d’abord, il n’y a pas de liberté. Les journalistes ne sont pas en sécurité. Alors nous devons adapter nos façons de travailler, continuer à faire des entretiens. S’il n’y a plus de conférences de presse, on peut faire des interviews, utiliser d’autres moyens de communication. Aujourd’hui, beaucoup de gens publient aussi sur les réseaux sociaux ».
« On a vu des médias obligés de diffuser les ordres de l'armée »
Elle conclut : « Je pense que le commandement militaire doit revoir cette décision, parce que ce n’est pas une façon de faire. Depuis l’arrivée des militaires, l’étau s’est resserré autour des journalistes. On a vu des médias obligés de diffuser les ordres de l'armée. Tout cela montre qu’il n’y a pas de liberté de la presse en Guinée-Bissau. »
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives dans le pays, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.
La junte a depuis nommé le général Horta N'Tam comme président d'une transition censée durer un an. Début décembre, les militaires ont publié une « charte de la transition », un texte servant de cadre juridique pendant cette période.
Avant le coup d'État de novembre, la Guinée-Bissau avait déjà connu quatre prises de pouvoir militaires et plusieurs tentatives d'insurrection depuis son indépendance du Portugal en 1974.
Pour Indira Correia Baldé, présidente en exercice du Syndicat des journalistes de la Guinée-Bissau, c’est un signal très inquiétant. « Nous, le Syndicat des journalistes et des techniciens de la communication sociale de Guinée-Bissau, nous déplorons cette décision, lance-t-elle au micro Christina Okello. C’est une manière de restreindre la liberté de la presse dans notre pays. Mais nous ne sommes pas dans une situation normale : il n’y a pas de moyen de résister à cette mesure, parce que d’abord, il n’y a pas de liberté. Les journalistes ne sont pas en sécurité. Alors nous devons adapter nos façons de travailler, continuer à faire des entretiens. S’il n’y a plus de conférences de presse, on peut faire des interviews, utiliser d’autres moyens de communication. Aujourd’hui, beaucoup de gens publient aussi sur les réseaux sociaux ».
« On a vu des médias obligés de diffuser les ordres de l'armée »
Elle conclut : « Je pense que le commandement militaire doit revoir cette décision, parce que ce n’est pas une façon de faire. Depuis l’arrivée des militaires, l’étau s’est resserré autour des journalistes. On a vu des médias obligés de diffuser les ordres de l'armée. Tout cela montre qu’il n’y a pas de liberté de la presse en Guinée-Bissau. »
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives dans le pays, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.
La junte a depuis nommé le général Horta N'Tam comme président d'une transition censée durer un an. Début décembre, les militaires ont publié une « charte de la transition », un texte servant de cadre juridique pendant cette période.
Avant le coup d'État de novembre, la Guinée-Bissau avait déjà connu quatre prises de pouvoir militaires et plusieurs tentatives d'insurrection depuis son indépendance du Portugal en 1974.