L’interrupteur que l’on actionne, ce son du quotidien a désormais quelque chose d’un peu exceptionnel pour Mamadou, entrepreneur de 35 ans : « Aujourd’hui, c’est la fête parce qu’il y a de l’électricité. Les enfants sont en train de jouer. »
Depuis la fin de l’année, les coupures sont plus régulières. Certaines ont même duré plusieurs jours : « Du temps d’Alpha Condé, c’était mieux par rapport au temps de la transition. C’est pratiquement inexplicable. »
Sur le canapé du salon, le petit frère de Mamadou a le sourire. Ce soir, il peut regarder le foot à la télé. Mamadou explique : « Le meuble est alimenté par un forage [qui fonctionne avec l’électricité, Ndlr]. Donc ça peut faire que, parfois, pendant deux jours, on n’a pas d’eau. » Le père de famille est alors obligé de prendre sa voiture pour aller remplir des bidons d’eau dans un quartier voisin, à 2 kilomètres.
Aïssatou est la femme de Mamadou. C’est elle qui s’occupe des repas. Comme elle est étudiante, elle préfère cuisiner à l’avance pour gagner du temps. Mais c’est risqué désormais. Elle peut tout perdre si le congélateur s’éteint : « Même s’il y a du courant, la tension est faible. Certains appareils ne fonctionnent pas. » Même quand elle est là, l’électricité n’est pas de bonne qualité.
Le chef du gouvernement a donné des instructions fermes au ministre de l’Énergie
Les Conakrykas vont devoir s’armer de courage. La saison sèche, propice aux délestages, se termine autour de mai-juin.
Lors du dernier Conseil des ministres le 6 avril 2023, le chef du gouvernement a donné des instructions fermes au ministre de l’Énergie. Il doit « renforcer la capacité de fourniture d’électricité » du pays et aussi veiller à mieux informer la population pour éviter les « incompréhensions », en précisant notamment le programme des travaux d’amélioration des infrastructures.
Depuis la fin de l’année, les coupures sont plus régulières. Certaines ont même duré plusieurs jours : « Du temps d’Alpha Condé, c’était mieux par rapport au temps de la transition. C’est pratiquement inexplicable. »
Sur le canapé du salon, le petit frère de Mamadou a le sourire. Ce soir, il peut regarder le foot à la télé. Mamadou explique : « Le meuble est alimenté par un forage [qui fonctionne avec l’électricité, Ndlr]. Donc ça peut faire que, parfois, pendant deux jours, on n’a pas d’eau. » Le père de famille est alors obligé de prendre sa voiture pour aller remplir des bidons d’eau dans un quartier voisin, à 2 kilomètres.
Aïssatou est la femme de Mamadou. C’est elle qui s’occupe des repas. Comme elle est étudiante, elle préfère cuisiner à l’avance pour gagner du temps. Mais c’est risqué désormais. Elle peut tout perdre si le congélateur s’éteint : « Même s’il y a du courant, la tension est faible. Certains appareils ne fonctionnent pas. » Même quand elle est là, l’électricité n’est pas de bonne qualité.
Le chef du gouvernement a donné des instructions fermes au ministre de l’Énergie
Les Conakrykas vont devoir s’armer de courage. La saison sèche, propice aux délestages, se termine autour de mai-juin.
Lors du dernier Conseil des ministres le 6 avril 2023, le chef du gouvernement a donné des instructions fermes au ministre de l’Énergie. Il doit « renforcer la capacité de fourniture d’électricité » du pays et aussi veiller à mieux informer la population pour éviter les « incompréhensions », en précisant notamment le programme des travaux d’amélioration des infrastructures.