La décision a été annoncée le jour de la fête nationale guinéenne, vendredi 2 octobre. À cette occasion, le président Mamadi Doumbouya a accordé une remise totale de peine à 217 détenus parmi lesquels figure Aliou Bah, le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL). Condamné en mai 2025 à deux ans de prison pour « offense et diffamation » envers le chef de l’État, celui-ci était incarcéré depuis le mois de décembre 2024.
Sa grâce intervient après plusieurs mois de bataille judiciaire. En juin dernier, la Cour de justice de la Cédéao avait notamment ordonné à l’État guinéen de mettre fin à sa détention, estimant qu'il était détenu « arbitrairement » et que ses droits avaient été violés.
Aliou Bah n’est cependant pas encore libre. Cette grâce est en effet, selon les termes du décret présidentiel, « subordonnée à l’accomplissement d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion, d’une durée de 45 jours », dont les modalités seront fixées conjointement par le ministre de la Justice et le ministre de la Défense.
Si, avec cette mesure, Aliou Bah retrouve la liberté, la question de ses droits politiques et de sa place dans la vie publique guinéenne reste toutefois posée, son parti s’étant fortement mobilisé autour de sa détention.
Diplômé en finance et en sciences politiques, Aliou Bah, qui n'a jamais exercé de mandat, s'est fait connaître au niveau international notamment lors du sommet Afrique-France de Montpellier, en 2021. Celui-ci avait alors participé aux échanges avec le président français Emmanuel Macron.
Sa grâce intervient après plusieurs mois de bataille judiciaire. En juin dernier, la Cour de justice de la Cédéao avait notamment ordonné à l’État guinéen de mettre fin à sa détention, estimant qu'il était détenu « arbitrairement » et que ses droits avaient été violés.
Aliou Bah n’est cependant pas encore libre. Cette grâce est en effet, selon les termes du décret présidentiel, « subordonnée à l’accomplissement d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion, d’une durée de 45 jours », dont les modalités seront fixées conjointement par le ministre de la Justice et le ministre de la Défense.
Si, avec cette mesure, Aliou Bah retrouve la liberté, la question de ses droits politiques et de sa place dans la vie publique guinéenne reste toutefois posée, son parti s’étant fortement mobilisé autour de sa détention.
Diplômé en finance et en sciences politiques, Aliou Bah, qui n'a jamais exercé de mandat, s'est fait connaître au niveau international notamment lors du sommet Afrique-France de Montpellier, en 2021. Celui-ci avait alors participé aux échanges avec le président français Emmanuel Macron.