Soulagement dans la population guinéenne après l’annonce le 7 octobre de l’autorisation temporaire du sachet d’eau. Les industriels, qui avaient pourtant été avertis il y a déjà deux ans que les sachets d’eau seraient interdits, bénéficient de six mois pour trouver des alternatives moins polluantes pour l’environnement. Face à la pénurie d’eau potable provoquée par cette interdiction, nombre de consommateurs s’étaient mis à boire de l’eau impropre à la consommation.
Le docteur Ben Youssouf Keita dirige une polyclinique à Conakry, capitale de la Guinée. Quelques jours à peine après l’interdiction des sachets d’eau, entrée temporairement en vigueur le 20 septembre avant d’être ajournée le 7 octobre 2026, il a vu affluer des patients souffrant de maladies hydriques. « Le constat depuis l’interdiction des sachets d’eau, ce sont des personnes qui viennent pour des douleurs abdominales avec diarrhée, détaille-t-il. Quand nous faisons l’anamnèse, on se rend compte qu’ils ont changé la qualité de l’eau qu’ils buvaient : au lieu de l’eau en sachet, ils boivent l’eau de la pompe ou l’eau du forage. Ça crée des troubles, surtout quand ces eaux viennent avec des bactéries telles que le coliforme ».
Ben Youssouf Keita craignait de voir des cas de fièvre typhoïde ou de dysenterie apparaître et se multiplier, si rien n’était fait.
Faire de la prévention
Avec la ré-autorisation temporaire des sachets d’eau, le problème est certes temporairement réglé. Mais pour le docteur, ces six mois de moratoire doivent être mis à profit pour lancer une grande campagne de sensibilisation sur les risques liés à la consommation d’eau impropre : « J’appelle l’État, surtout le ministère de la Santé et le ministère de l’Information à faire un battage médiatique. Surtout qu’il y a dans toutes nos préfectures des radios communautaires qui sont écoutées, même dans les hameaux, afin que la population prenne des dispositions pour traiter thermiquement, c’est-à-dire de faire bouillir l’eau qu’ils vont consommer, que ce soit l’eau de rivière, l’eau du puits, l’eau de pluie, l’eau de forage, ou l’eau de la pompe. »
À charge aux industriels de trouver une solution pour concilier une offre d’eau potable bon marché avec la lutte contre la pollution. Sinon le problème risque de se poser nouveau dans six mois.
Le docteur Ben Youssouf Keita dirige une polyclinique à Conakry, capitale de la Guinée. Quelques jours à peine après l’interdiction des sachets d’eau, entrée temporairement en vigueur le 20 septembre avant d’être ajournée le 7 octobre 2026, il a vu affluer des patients souffrant de maladies hydriques. « Le constat depuis l’interdiction des sachets d’eau, ce sont des personnes qui viennent pour des douleurs abdominales avec diarrhée, détaille-t-il. Quand nous faisons l’anamnèse, on se rend compte qu’ils ont changé la qualité de l’eau qu’ils buvaient : au lieu de l’eau en sachet, ils boivent l’eau de la pompe ou l’eau du forage. Ça crée des troubles, surtout quand ces eaux viennent avec des bactéries telles que le coliforme ».
Ben Youssouf Keita craignait de voir des cas de fièvre typhoïde ou de dysenterie apparaître et se multiplier, si rien n’était fait.
Faire de la prévention
Avec la ré-autorisation temporaire des sachets d’eau, le problème est certes temporairement réglé. Mais pour le docteur, ces six mois de moratoire doivent être mis à profit pour lancer une grande campagne de sensibilisation sur les risques liés à la consommation d’eau impropre : « J’appelle l’État, surtout le ministère de la Santé et le ministère de l’Information à faire un battage médiatique. Surtout qu’il y a dans toutes nos préfectures des radios communautaires qui sont écoutées, même dans les hameaux, afin que la population prenne des dispositions pour traiter thermiquement, c’est-à-dire de faire bouillir l’eau qu’ils vont consommer, que ce soit l’eau de rivière, l’eau du puits, l’eau de pluie, l’eau de forage, ou l’eau de la pompe. »
À charge aux industriels de trouver une solution pour concilier une offre d’eau potable bon marché avec la lutte contre la pollution. Sinon le problème risque de se poser nouveau dans six mois.