C’est à la télévision nationale que cette annonce a été faite. Les noms des quarante partis politiques dissous ont été cités à l’antenne. L’arrêté, signé le 6 mars, par Ibrahima Kalil Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, précise que ces formations n’ont désormais plus le droit d’exercer des activités politiques.
« La présente dissolution entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des formations politiques concernées » précise le document officiel. L’État a également annoncé la mise sous séquestre de tous les biens de ces partis sur l’ensemble du territoire guinéen, précise notre correspondant à Conakry, Moktar Bah.
Séisme politique
Cette décision, que craignaient les leaders de la classe politique, est donc tombée comme un couperet car les formations politiques avaient normalement jusqu’au 25 mai pour actualiser leurs statuts et règlements intérieurs, organiser des congrès de mise en conformité et produire des justificatifs de siège dans chaque préfecture du pays.
Ce séisme politique intervient alors que la Guinée s’achemine vers des élections législatives, locales et sénatoriales, le 24 mai prochain.
Les réactions de l’opposition politique, suite à cette annonce de l’Etat guinéen, ne se sont pas fait attendre, comme notamment celle de l’UFDG, parti du leader Cellou Dalein Diallo. Pour le porte-parole de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Souleymane Souza Konaté, la dissolution des formations politiques est un « musèlement définitif de toutes les voix discordantes ».
« Depuis la nuit dernière, toutes les lignes rouges ont été franchies en Guinée. La dissolution des partis politiques représentatifs du peuple guinéen – ceux qui incarnent près de 95 % de nos compatriotes – constitue le dernier acte d’une véritable parodie politique dont l’objectif est l’instauration d’un parti unique, en Guinée, et l’isolement définitif de toutes les voies discordantes. »
« Ce qui est particulièrement grave dans cette décision, c’est qu’en empêchant les acteurs politiques d’agir légalement et à visage découvert, on les contrait à la clandestinité avec tous les risques que cela peut comporter pour la stabilité du pays et pour la démocratie. »
« Nous allons continuer à nous organiser, à nous opposer à cette junte-là parce que tout ce qui est fait aujourd’hui concourt à l’instabilité politique et sociale de notre Nation et c’est regrettable, au regard de tous les efforts qui ont été consentis pour que la Guinée soit aussi citée en exemple parmi les pays les mieux outillés en matière de démocratie, de liberté mais surtout de promotion des droits humains. »
« La présente dissolution entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des formations politiques concernées » précise le document officiel. L’État a également annoncé la mise sous séquestre de tous les biens de ces partis sur l’ensemble du territoire guinéen, précise notre correspondant à Conakry, Moktar Bah.
Séisme politique
Cette décision, que craignaient les leaders de la classe politique, est donc tombée comme un couperet car les formations politiques avaient normalement jusqu’au 25 mai pour actualiser leurs statuts et règlements intérieurs, organiser des congrès de mise en conformité et produire des justificatifs de siège dans chaque préfecture du pays.
Ce séisme politique intervient alors que la Guinée s’achemine vers des élections législatives, locales et sénatoriales, le 24 mai prochain.
Les réactions de l’opposition politique, suite à cette annonce de l’Etat guinéen, ne se sont pas fait attendre, comme notamment celle de l’UFDG, parti du leader Cellou Dalein Diallo. Pour le porte-parole de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Souleymane Souza Konaté, la dissolution des formations politiques est un « musèlement définitif de toutes les voix discordantes ».
« Depuis la nuit dernière, toutes les lignes rouges ont été franchies en Guinée. La dissolution des partis politiques représentatifs du peuple guinéen – ceux qui incarnent près de 95 % de nos compatriotes – constitue le dernier acte d’une véritable parodie politique dont l’objectif est l’instauration d’un parti unique, en Guinée, et l’isolement définitif de toutes les voies discordantes. »
« Ce qui est particulièrement grave dans cette décision, c’est qu’en empêchant les acteurs politiques d’agir légalement et à visage découvert, on les contrait à la clandestinité avec tous les risques que cela peut comporter pour la stabilité du pays et pour la démocratie. »
« Nous allons continuer à nous organiser, à nous opposer à cette junte-là parce que tout ce qui est fait aujourd’hui concourt à l’instabilité politique et sociale de notre Nation et c’est regrettable, au regard de tous les efforts qui ont été consentis pour que la Guinée soit aussi citée en exemple parmi les pays les mieux outillés en matière de démocratie, de liberté mais surtout de promotion des droits humains. »