« Jamais de tels prix n'avaient été atteints sur le marché de la viande », clame Idrissa Seydi, un des délégués de marché. Trouvé assis, devant son étal, pas de clients qui l’entourent, monsieur Seydi discute tranquillement avec ses camarades bouchers. Plus on s’approche de ces bouchers aux habits tachés de sang, plus l’odeur de la viande fraîche traverse davantage les narines. On est à Sogas, le plus grand marché de la viande à Dakar.
Interrogé sur de la hausse vertigineuse de la viande notée depuis la fête de Korité, notre interlocuteur de faire savoir que ce qui se passe leur dépasse. « Même nous les bouchers ». Poursuivant il explique qu’il s’approvisionne à coût très élevé chez son fournisseur. Raison pour laquelle, il vend le kilo de viande du mouton, qui était de 2500 FCFA à 3300, 3500 FCFA. Donc normal, pour lui, que les revendeurs, desservent à 4000 jusqu’à 4500 FCFA, le kilo.
«La viande nous revient à des prix exorbitants. Et ici on est à Séras on ne peut pas vendre le kilo à 4000 ou 4500, mais plutôt à 3300 FCFA jusqu’à 3500 FCFA. Et pour vendre à ce prix, on est obligé de marchander avec nos clients », se dédouane-t-il. Avant de prévenir que si cette situation continue, cela pourrait impacté sur le prix des moutons de Tabaski. « D’abord la viande c’est introuvable. On n’est pas responsable de cette hausse. Si ça continue comme ça, il y a un fort risque que cela impact sur le prix des moutons de Tabaski ».
Mais quelles sont les raisons de cette hausse soudaine de la viande ? La réponse est simple selon Alassane Diop, qui plus de dix ans qu’il est dans ce métier, signale que « c’est là c’est la première qu’il assiste à cette hausse ». Debout en face de six bétails accrochés pour la vente, habillé en t-shirt rouge, jean gris sombre taché de sang, la quarantaine pointe du doigt les responsables de la hausse.
D'après lui ce ne sont autres que leurs collègues de la sous-région qui ont envahi les marchés hebdomadaire sénégalais. « Nous (Sénégalais) étions les seuls à s’approvisionner dans les marchés hebdomadaires comme Daarah (Louga) et Linguère. Maintenant des Mauritaniens, les Guinéens et les Gambiens ont envahi en masse notre terrain. Alors qu’ils étaient dans le Sud, précisément en Casamance. Le pire est qu’ils proposent des prix plus élevés que les nôtres. Et c'est la loi du plus offrant. Donc nos courtiers sénégalais sont confrontés à cette situation. En lieu et place de 30, 40, 50 moutons ils ont 10 à 15 moutons qu’ils s’approvisionnent difficilement », soutient le boucher. « On peut craindre que la population soit également confrontée à une hausse sur les prix des moutons à l’approche de la Tabaski », annonce-t-il.
Même son de cloche pour Abdou Sow. Celui-ci a fait trente ans dans ce marché. Sa place en face de celle de son compère Alassane Diop, Sow entouré des "boys" comme il leur appelle, se plaint de la présence des Mauritaniens et des Guinéens dans les marchés hebdomadaires sénégalais. Selon lui « ils (Mauritaniens et des Guinéens) nous envahissent et proposent des prix plus élevés que nous pour l’achat d’une bête », enfonce t-il.
Comme ses camarades, Sow reste perplexe sur cette hausse qui pourrait impacter sur le prix des moutons de Tabaski. « Rien n’est encore sûre. Mais à ce rythme si le prix de la viande ne baissent ça risque d’être difficile pour nous les bouchers et les clients à l’approche de la fête des moutons ».
Interrogé sur de la hausse vertigineuse de la viande notée depuis la fête de Korité, notre interlocuteur de faire savoir que ce qui se passe leur dépasse. « Même nous les bouchers ». Poursuivant il explique qu’il s’approvisionne à coût très élevé chez son fournisseur. Raison pour laquelle, il vend le kilo de viande du mouton, qui était de 2500 FCFA à 3300, 3500 FCFA. Donc normal, pour lui, que les revendeurs, desservent à 4000 jusqu’à 4500 FCFA, le kilo.
«La viande nous revient à des prix exorbitants. Et ici on est à Séras on ne peut pas vendre le kilo à 4000 ou 4500, mais plutôt à 3300 FCFA jusqu’à 3500 FCFA. Et pour vendre à ce prix, on est obligé de marchander avec nos clients », se dédouane-t-il. Avant de prévenir que si cette situation continue, cela pourrait impacté sur le prix des moutons de Tabaski. « D’abord la viande c’est introuvable. On n’est pas responsable de cette hausse. Si ça continue comme ça, il y a un fort risque que cela impact sur le prix des moutons de Tabaski ».
Une concurrence déloyale des Mauritaniens, Gambiens et Guinéens serait à l'origine de cette hausse...
Mais quelles sont les raisons de cette hausse soudaine de la viande ? La réponse est simple selon Alassane Diop, qui plus de dix ans qu’il est dans ce métier, signale que « c’est là c’est la première qu’il assiste à cette hausse ». Debout en face de six bétails accrochés pour la vente, habillé en t-shirt rouge, jean gris sombre taché de sang, la quarantaine pointe du doigt les responsables de la hausse.
D'après lui ce ne sont autres que leurs collègues de la sous-région qui ont envahi les marchés hebdomadaire sénégalais. « Nous (Sénégalais) étions les seuls à s’approvisionner dans les marchés hebdomadaires comme Daarah (Louga) et Linguère. Maintenant des Mauritaniens, les Guinéens et les Gambiens ont envahi en masse notre terrain. Alors qu’ils étaient dans le Sud, précisément en Casamance. Le pire est qu’ils proposent des prix plus élevés que les nôtres. Et c'est la loi du plus offrant. Donc nos courtiers sénégalais sont confrontés à cette situation. En lieu et place de 30, 40, 50 moutons ils ont 10 à 15 moutons qu’ils s’approvisionnent difficilement », soutient le boucher. « On peut craindre que la population soit également confrontée à une hausse sur les prix des moutons à l’approche de la Tabaski », annonce-t-il.
Même son de cloche pour Abdou Sow. Celui-ci a fait trente ans dans ce marché. Sa place en face de celle de son compère Alassane Diop, Sow entouré des "boys" comme il leur appelle, se plaint de la présence des Mauritaniens et des Guinéens dans les marchés hebdomadaires sénégalais. Selon lui « ils (Mauritaniens et des Guinéens) nous envahissent et proposent des prix plus élevés que nous pour l’achat d’une bête », enfonce t-il.
Comme ses camarades, Sow reste perplexe sur cette hausse qui pourrait impacter sur le prix des moutons de Tabaski. « Rien n’est encore sûre. Mais à ce rythme si le prix de la viande ne baissent ça risque d’être difficile pour nous les bouchers et les clients à l’approche de la fête des moutons ».
Mais ce qui est certaine est que cette hausse de la viande s’est fait des ennemies sur les réseaux sociaux. Des internautes s’enflamment sur la toile. Ils lancent un boycott de la viande et appellent d’autres à les suivre. Et c'est le cas de cette internaute qui répond au nom de Yande Fall. "j'invite les Sénégalais à boycotter la viande pour 72 heures . Un kg de viande à 4000 FCFA c'est trop".
Elle n' est pas la seule à s'indigner devant cette hausse. Kiné Sow, a posté sur un groupe des milliers de femmes où elle appelle à boycotter. " Kilo viande 3800f Sénégal rek la am. Je lance un appel à toutes les femmes chics de ne pas acheter de la viande pour au moins 3 jours. Li dafa eup waye😡😡😡😡😡", a t-elle écrit.
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Elle n' est pas la seule à s'indigner devant cette hausse. Kiné Sow, a posté sur un groupe des milliers de femmes où elle appelle à boycotter. " Kilo viande 3800f Sénégal rek la am. Je lance un appel à toutes les femmes chics de ne pas acheter de la viande pour au moins 3 jours. Li dafa eup waye😡😡😡😡😡", a t-elle écrit.
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