À l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, célébrée ce mardi, la Première dame, Absa Faye, a lancé un appel à une mobilisation collective pour intensifier la prévention, le dépistage et la prise en charge des hépatites virales. Face à une maladie qui touche près d'une personne sur dix au Sénégal, elle a insisté sur l'urgence de lever les obstacles qui freinent encore l'accès aux soins et de mettre fin à la stigmatisation.
Présidant la cérémonie organisée autour du thème mondial « Hépatite : faisons tomber les barrières », l'épouse du chef de l'État a rappelé que les progrès médicaux ne suffisent pas sans une volonté collective de les rendre accessibles à tous.
« Les grandes avancées en matière de santé publique ne se mesurent pas seulement aux progrès de la médecine. Elles se mesurent surtout à notre capacité à faire en sorte que ces progrès bénéficient à chacun sans distinction, où qu’il vive et quelles que soient ses conditions de vie. C’est dans cet esprit qu’il est nécessaire d’avoir une mobilisation collective », a-t-elle déclaré.
Dans cette dynamique, elle a souligné que le thème national retenu cette année, « L’élimination pour tous, partout et maintenant ! », traduit la volonté du Sénégal d'accélérer la lutte contre les hépatites virales et de garantir un accès équitable aux services de prévention, de dépistage et de traitement.
Absa Faye a rappelé que les hépatites B et C affectent plus de 304 millions de personnes dans le monde et provoquent près de 1,3 million de décès chaque année, alors que ces maladies peuvent être prévenues, dépistées et, dans de nombreux cas, traitées efficacement. Au Sénégal, a-t-elle averti, « près d’une personne sur dix est porteuse chronique du virus, souvent sans le savoir, en raison de l’évolution silencieuse de la maladie ».
Pour la Première dame, le dépistage précoce reste le principal défi à relever. Elle a notamment insisté sur la prévention de la transmission mère-enfant, rappelant que « chaque mère protégée est une famille préservée », en référence aux actions portées par le pôle santé de la Fondation nationale Sénégal solidaire, dont elle est l'ambassadrice.
Elle a, par ailleurs, dénoncé la stigmatisation persistante des personnes vivant avec une hépatite, estimant qu'elle constitue « un frein » au dépistage et à l'accès aux soins. Elle a ainsi appelé à renforcer l'information, la solidarité et l'accompagnement pour briser les préjugés.
Saluant les efforts du gouvernement, du Programme national de lutte contre les hépatites, des associations de patients et des organisations de la société civile, Absa Faye a réaffirmé l'engagement du Sénégal à atteindre l'objectif fixé par l'Organisation mondiale de la santé d'éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d'ici 2030.
« Chaque personne dépistée est une vie protégée. Chaque nouveau-né vacciné est une génération préservée. Et chaque personne qui accède à un traitement nous rapproche de l’élimination des hépatites », a-t-elle martelé.