La secrétaire générale de la section du Syndicat des agents contractuels de la santé et de l'hygiène publique de l'Hôpital de Pikine, Koumba Sagnane Faye, conteste la décision de l'administration d'organiser un second tour pour l'élection du représentant du personnel. Elle estime que cette décision remet en cause le consensus initial conclu entre l'administration et l'intersyndicale des travailleurs.
Selon Mme Faye, le processus électoral reposait exclusivement sur un accord négocié entre les différentes parties, sans qu'il ne soit question d'une exigence de majorité absolue. Elle affirme que son organisation est arrivée en tête du scrutin avec 103 voix et se dit surprise par l'invocation, après la proclamation des résultats, des dispositions d'un décret imposant un second tour.
« Tout le consensus avait été discuté et validé. À notre grande surprise, après la proclamation des résultats qui nous donnaient vainqueurs avec 103 voix, on nous oppose une procédure électorale fondée sur un décret nous demandant d'aller au second tour au motif que nous n'avons pas obtenu la majorité absolue. Or, cette question de majorité absolue n'a jamais été évoquée au départ », a déclaré Koumba Sagnane Faye au micro d'iRadio.
La responsable syndicale soutient que l'administration s'appuie désormais sur l'article 11 d'un décret qui, selon elle, n'avait jamais été intégré aux discussions ayant précédé le scrutin. Elle considère que cette référence juridique est en contradiction avec les engagements pris dans le cadre du dialogue social.
« Pourquoi brandir aujourd'hui ce décret ? C'est uniquement dans son article 11 qu'il est question de majorité absolue. Pourtant, ce décret n'a jamais été au cœur de cette élection », a-t-elle dénoncé.
Mme Faye rappelle également que, lors des concertations, l'administration avait uniquement sollicité l'accord des syndicats sur la prise en compte de la hiérarchie A concernant les agents contractuels. D'autres préoccupations, notamment celles relatives aux badiénou gox et aux représentants des usagers, avaient été renvoyées à des textes réglementaires dont les syndicats disent n'avoir toujours pas reçu copie.
Pour la secrétaire générale, seul le point relatif à la hiérarchie A avait fait l'objet d'un consensus, ce qui, selon elle, exclut l'application a posteriori des dispositions du décret invoqué pour justifier l'organisation d'un second tour.