En pleine rue, dans le centre de Téhéran, une grande foule défilait vendredi 13 mars pour célébrer Qods, ou la Journée de Jérusalem, en solidarité avec les Palestiniens. Parmi les nombreux Iraniens, de hauts dirigeants ont également pris part à la manifestation, défiant les États-Unis et Israël, alors que des bombardements frappaient les alentours.
Sur des images de la télévision d'État, on voit le cortège réagir aux explosions qui frappent des quartiers non loin, et aux épais panaches de fumée qu'elles provoquent. Au moins une femme a été tuée dans une des frappes, d'après l'agence iranienne Irna.
Aux côtés du président Massoud Pezeshkian, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani est apparu au cœur de la capitale, dans ce rassemblement pro-gouvernemental rassemblant une importante foule, chantant « mort à l’Amérique » et brûlant des drapeaux israéliens.
« Le problème de Trump, c'est qu'il ne comprend pas que le peuple iranien est une nation courageuse, une nation forte, une nation déterminée. Plus il accentuera sa pression, plus la détermination de la nation se renforcera », a lancé à la télévision d'État Ali Larijani, affichant ainsi son rôle de plus en plus important dans l’organigramme de la République islamique.
« Autant de pouvoir que le président Massoud Pezeshkian »
Ancien haut membre des Gardiens de la Révolution, ancien diplomate, Ali Larijani est un homme politique expérimenté. Écarté de la course à la présidentielle en 2021, il est revenu davantage sur le devant de la scène à l'occasion de la guerre avec Israël en juin l'an dernier, au point où, selon Thierry Coville, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), « Ali Larijani a sûrement autant de pouvoir que le président Massoud Pezeshkian ».
« Depuis la guerre des 12 jours, il a pris un rôle très important, notamment pour tout ce qui est de la gestion des questions militaires, poursuit ce spécialiste de l’Iran. Il est devenu l’un des personnages clés du système politique iranien depuis quelques mois. Ce n’est pas que Massoud Pezeshkian qui dirige l’Iran actuellement, c’est ce tandem, analyse Thierry Coville. On peut également parler du président du Parlement, mais également des pasdarans (les Gardiens de la Révolution – NDLR). Et très clairement, dans ce comité, la voix d’Ali Larijani a un rôle très important dans les prises de décision en Iran. »
Le pouvoir iranien reste toutefois très opaque, insiste le chercheur, et ne peut pas se résumer à un seul homme. D’autant que les pasdarans continuent de jouer un rôle crucial dans le pays.
Sur des images de la télévision d'État, on voit le cortège réagir aux explosions qui frappent des quartiers non loin, et aux épais panaches de fumée qu'elles provoquent. Au moins une femme a été tuée dans une des frappes, d'après l'agence iranienne Irna.
Aux côtés du président Massoud Pezeshkian, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani est apparu au cœur de la capitale, dans ce rassemblement pro-gouvernemental rassemblant une importante foule, chantant « mort à l’Amérique » et brûlant des drapeaux israéliens.
« Le problème de Trump, c'est qu'il ne comprend pas que le peuple iranien est une nation courageuse, une nation forte, une nation déterminée. Plus il accentuera sa pression, plus la détermination de la nation se renforcera », a lancé à la télévision d'État Ali Larijani, affichant ainsi son rôle de plus en plus important dans l’organigramme de la République islamique.
« Autant de pouvoir que le président Massoud Pezeshkian »
Ancien haut membre des Gardiens de la Révolution, ancien diplomate, Ali Larijani est un homme politique expérimenté. Écarté de la course à la présidentielle en 2021, il est revenu davantage sur le devant de la scène à l'occasion de la guerre avec Israël en juin l'an dernier, au point où, selon Thierry Coville, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), « Ali Larijani a sûrement autant de pouvoir que le président Massoud Pezeshkian ».
« Depuis la guerre des 12 jours, il a pris un rôle très important, notamment pour tout ce qui est de la gestion des questions militaires, poursuit ce spécialiste de l’Iran. Il est devenu l’un des personnages clés du système politique iranien depuis quelques mois. Ce n’est pas que Massoud Pezeshkian qui dirige l’Iran actuellement, c’est ce tandem, analyse Thierry Coville. On peut également parler du président du Parlement, mais également des pasdarans (les Gardiens de la Révolution – NDLR). Et très clairement, dans ce comité, la voix d’Ali Larijani a un rôle très important dans les prises de décision en Iran. »
Le pouvoir iranien reste toutefois très opaque, insiste le chercheur, et ne peut pas se résumer à un seul homme. D’autant que les pasdarans continuent de jouer un rôle crucial dans le pays.