La campagne électorale pour les législatives du 28 avril commence vendredi prochain au Bénin. À moins d’un nouveau coup de théâtre, ces élections n’opposeront que deux partis de la mouvance présidentielle, car toutes les listes des partis d’opposition ont été disqualifiées. Des élections sans l’opposition au Bénin. C’est une première depuis l’instauration du multipartisme, en 1990, dans un pays pourtant considéré comme le modèle de la démocratie en Afrique francophone. Une perspective qui inquiète au plus haut point la société civile béninoise. À l’instar de Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) et qui a prévu de monter une mission d’observation dans les 14 000 bureaux de vote du pays.