Invitée du plateau spécial de PressAfrikTv dédié à la Journée internationale de la femme (JIF), Pr Aida Sylla Ndiaye, directrice des Affaires Sociales et du Genre (DASG) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et présidente de la Société Africaine de la Santé mentale, a exprimé son inquiétude quant aux violences verbales et physiques que subissent les femmes au sein de leur foyer. A cet effet, elle a prévenu que «les problèmes conjugaux peuvent être la source de maladies psychiques», rappelant que le mariage devrait être un refuge paisible et non un endroit d'oppression.
Dans l’explication de l’enseignante, «le compromis» constitue le fondement du mariage au Sénégal. Cependant, dès le départ, en raison de certaines coutumes lors des cérémonies de mariage (échanges de mots entre les belles-familles ou exigences matérielles excessives), un climat de compétition et de tension s’installe. «À l'origine, les cérémonies étaient destinées à célébrer et à faire la fête. Cependant, j'observe maintenant beaucoup de violence dans les chansons, les gestes et les danses lors des cérémonies. On dirait qu'on se prépare pour l'arène (combat). Il y’a beaucoup de violences dans les termes qu’on emploie dans nos cérémonies. Beaucoup de femmes sont tellement stressées à l’idée d’aller dans les cérémonies à cause de ça», a-t-elle déploré.
Cette situation, au lieu de sceller une union de paix, peut créer des rancœurs qui fragilisent le couple sur le long terme, selon Pr Aida Sylla. «De nombreuses femmes, ayant des troubles psychiques, les ont développés au sein de leur foyer. Il y a des personnes qui se renferment sur elles-mêmes et d'autres qui passent leur temps à critiquer leur époux ou leur foyer au point d'en négliger leur propre bien-être», a-t-elle précisé.
L’enseignante a par ailleurs saisi cette occasion pour expliquer la différence qu’il y’a entre la santé mentale et la maladie mentale. «La santé mentale ne se limite pas à être exempt de maladie, c'est aussi un état de bien-être qui aide à gérer le stress, à exploiter son potentiel et à participer activement à la société. En revanche, les troubles mentaux requièrent une intervention psychiatrique ou une assistance psychologique», a-t-elle soutenu.
Selon les données disponibles, le Sénégal compte au moins 100.000 malades mentaux, alors que le pays avait recensé plus de 86.000 malades mentaux dans ses hôpitaux psychiatriques en 2020.
Dans l’explication de l’enseignante, «le compromis» constitue le fondement du mariage au Sénégal. Cependant, dès le départ, en raison de certaines coutumes lors des cérémonies de mariage (échanges de mots entre les belles-familles ou exigences matérielles excessives), un climat de compétition et de tension s’installe. «À l'origine, les cérémonies étaient destinées à célébrer et à faire la fête. Cependant, j'observe maintenant beaucoup de violence dans les chansons, les gestes et les danses lors des cérémonies. On dirait qu'on se prépare pour l'arène (combat). Il y’a beaucoup de violences dans les termes qu’on emploie dans nos cérémonies. Beaucoup de femmes sont tellement stressées à l’idée d’aller dans les cérémonies à cause de ça», a-t-elle déploré.
Cette situation, au lieu de sceller une union de paix, peut créer des rancœurs qui fragilisent le couple sur le long terme, selon Pr Aida Sylla. «De nombreuses femmes, ayant des troubles psychiques, les ont développés au sein de leur foyer. Il y a des personnes qui se renferment sur elles-mêmes et d'autres qui passent leur temps à critiquer leur époux ou leur foyer au point d'en négliger leur propre bien-être», a-t-elle précisé.
L’enseignante a par ailleurs saisi cette occasion pour expliquer la différence qu’il y’a entre la santé mentale et la maladie mentale. «La santé mentale ne se limite pas à être exempt de maladie, c'est aussi un état de bien-être qui aide à gérer le stress, à exploiter son potentiel et à participer activement à la société. En revanche, les troubles mentaux requièrent une intervention psychiatrique ou une assistance psychologique», a-t-elle soutenu.
Selon les données disponibles, le Sénégal compte au moins 100.000 malades mentaux, alors que le pays avait recensé plus de 86.000 malades mentaux dans ses hôpitaux psychiatriques en 2020.