Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, a vivement critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko, lors sa tournée au Dahra Djolof. L’ancien compagnon de route de Sonko dit désormais vouloir privilégier les idées et les actes plutôt que la fidélité à une personne.
Idrissa Samb estime que l’utilisation des fonds politiques doit désormais faire l’objet d’un contrôle approfondi.
« Tout le monde n’a pas accès aux fonds politiques. Mais nous devions le dire. Quand on se lève devant le monde entier pour déclarer : “Quiconque affirme qu’il y a des fonds politiques, je le traduis en justice”, pour dire ensuite finalement qu’il y a telle ou telle somme, nous devons savoir d’où vient cet argent et où il a été injecté », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, un projet de loi doit d’ailleurs être déposé dès ce lundi afin d’ouvrir la voie à un audit de l’utilisation de ces fonds. « Tout doit être contrôlé », a-t-il insisté, estimant que les Sénégalais ont le droit de savoir comment cet argent est utilisé.
D’après lui, le Président Diomaye utilise ses fonds politiques pour soutenir les chefs religieux et les populations en difficulté. Il s’est toutefois interrogé sur la destination des fonds politiques attribués à Ousmane Sonko.
« On le paie 5 millions par jour »
Idrissa Samb s’est également attaqué à la rémunération de l’ancien Premier ministre. « On le paie 5 millions par jour. Moi, en tant que ministre, mon salaire n’atteint même pas ce montant », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs directement remis en question la crédibilité de son ancien camarade politique. « C’est pourquoi cette personne que vous ne devez plus croire est entrée aujourd’hui au Djolof. Mais il est venu pour faire des déclarations, tenir des promesses, en prétendant n’avoir rien commis de mal », a-t-il martelé.
Idrissa Samb est ensuite revenu sur ses relations avec Ousmane Sonko, rappelant qu’ils avaient travaillé ensemble par le passé. « Lui et moi étions réunis au même endroit pour travailler. En toute honnêteté, il n’a pas fait plus d’études que moi, il n’a pas travaillé plus dur que moi, il ne m’est supérieur en rien », a-t-il déclaré.
Il affirme toutefois l’avoir soutenu lorsqu’il estimait que Sonko était victime d’une injustice.
« Ce n’est pas sa personne que je suivais ; je suivais des idées et des actes. Je ne suis aucun individu. Si je devais suivre quelqu’un, ce serait mes parents », a-t-il martelé.
« Diomaye est mon égal »
Le ministre a également évoqué ses rapports avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
« Le président Bassirou Diomaye Faye est mon égal (nawlé). Je lui ai dit : tu n’es ni mon leader, ni mon militant. Tu es mon égal. Je te soutiendrai nuit et jour, d’égal à égal, comme je le fais avec tous les autres », a-t-il expliqué.
Pour Idrissa Samb, aucun responsable politique ne doit être considéré comme irremplaçable.
« Penser que parmi les 19 millions de Sénégalais, il n’y a personne en dehors de toi, c’est une erreur. Nul n’est indispensable », a-t-il lancé.
S’appuyant sur l’histoire politique et religieuse du Sénégal, il rappelle que plusieurs personnalités majeures ont disparu sans que le pays ne disparaisse avec elles. « De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, ceux qui ont fait du bien n’ont pas emporté le pays avec eux. Alors de quoi s’agit-il ? Il faut admettre que personne n’est irremplaçable », a-t-il soutenu.
Idrissa Samb estime que l’utilisation des fonds politiques doit désormais faire l’objet d’un contrôle approfondi.
« Tout le monde n’a pas accès aux fonds politiques. Mais nous devions le dire. Quand on se lève devant le monde entier pour déclarer : “Quiconque affirme qu’il y a des fonds politiques, je le traduis en justice”, pour dire ensuite finalement qu’il y a telle ou telle somme, nous devons savoir d’où vient cet argent et où il a été injecté », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, un projet de loi doit d’ailleurs être déposé dès ce lundi afin d’ouvrir la voie à un audit de l’utilisation de ces fonds. « Tout doit être contrôlé », a-t-il insisté, estimant que les Sénégalais ont le droit de savoir comment cet argent est utilisé.
D’après lui, le Président Diomaye utilise ses fonds politiques pour soutenir les chefs religieux et les populations en difficulté. Il s’est toutefois interrogé sur la destination des fonds politiques attribués à Ousmane Sonko.
« On le paie 5 millions par jour »
Idrissa Samb s’est également attaqué à la rémunération de l’ancien Premier ministre. « On le paie 5 millions par jour. Moi, en tant que ministre, mon salaire n’atteint même pas ce montant », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs directement remis en question la crédibilité de son ancien camarade politique. « C’est pourquoi cette personne que vous ne devez plus croire est entrée aujourd’hui au Djolof. Mais il est venu pour faire des déclarations, tenir des promesses, en prétendant n’avoir rien commis de mal », a-t-il martelé.
Idrissa Samb est ensuite revenu sur ses relations avec Ousmane Sonko, rappelant qu’ils avaient travaillé ensemble par le passé. « Lui et moi étions réunis au même endroit pour travailler. En toute honnêteté, il n’a pas fait plus d’études que moi, il n’a pas travaillé plus dur que moi, il ne m’est supérieur en rien », a-t-il déclaré.
Il affirme toutefois l’avoir soutenu lorsqu’il estimait que Sonko était victime d’une injustice.
« Ce n’est pas sa personne que je suivais ; je suivais des idées et des actes. Je ne suis aucun individu. Si je devais suivre quelqu’un, ce serait mes parents », a-t-il martelé.
« Diomaye est mon égal »
Le ministre a également évoqué ses rapports avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
« Le président Bassirou Diomaye Faye est mon égal (nawlé). Je lui ai dit : tu n’es ni mon leader, ni mon militant. Tu es mon égal. Je te soutiendrai nuit et jour, d’égal à égal, comme je le fais avec tous les autres », a-t-il expliqué.
Pour Idrissa Samb, aucun responsable politique ne doit être considéré comme irremplaçable.
« Penser que parmi les 19 millions de Sénégalais, il n’y a personne en dehors de toi, c’est une erreur. Nul n’est indispensable », a-t-il lancé.
S’appuyant sur l’histoire politique et religieuse du Sénégal, il rappelle que plusieurs personnalités majeures ont disparu sans que le pays ne disparaisse avec elles. « De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, ceux qui ont fait du bien n’ont pas emporté le pays avec eux. Alors de quoi s’agit-il ? Il faut admettre que personne n’est irremplaçable », a-t-il soutenu.