Le secteur du textile s'affirme comme un levier stratégique pour l'insertion massive des jeunes et des femmes au Sénégal. À l'occasion d'un atelier stratégique ouvert ce mardi 14 avril 2026 à Kaolack, le directeur général de la formation professionnelle et technique, Mamadou Guèye, a réaffirmé l'ambition de l'État de transformer ce potentiel industriel en gisements d'emplois concrets à travers une réforme profonde des programmes d'apprentissage.
Cette rencontre marque le lancement d'un projet de formation-insertion innovant entre le Domaine industriel et textile de Kaolack (Domitexka) et le lycée technique El Hadji Abdoulaye Niass. L'objectif est de concevoir cinq nouveaux programmes spécialisés — teinture, tissage, tricotage, filature et impression industrielle — répondant strictement aux standards de l'industrie moderne. Pour les autorités, la souveraineté économique passera par une main-d'œuvre « immédiatement opérationnelle ».
Mamadou Guèye a plaidé pour une rupture avec les méthodes classiques : « Nous ne pouvons plus former comme hier. Nous devons former avec les entreprises, à partir des métiers réels ». Cette approche par compétences place l'employabilité au cœur du dispositif, transformant les référentiels de formation en véritables « trajectoires professionnelles » plutôt qu'en simples documents administratifs.
S'inscrivant dans la vision "Sénégal 2050", cette initiative vise à façonner le marché de l'emploi plutôt qu'à le subir. En couplant formation de qualité et besoins industriels, le gouvernement entend faire de Kaolack un pôle d'excellence capable de produire de la valeur ajoutée et de gagner la bataille de l'emploi par la qualification technique.