L'approche de la saison des pluies plonge les habitants du département de Saraya, dans la région de Kédougou, dans une profonde angoisse liée à l'enclavement géographique. Les populations redoutent d'être totalement coupées du reste du pays en raison de l'état catastrophique des routes qui deviennent impraticables dès les premières averses. Ce cri d'alerte, relayé par les autorités locales, met en lumière une situation critique où l'absence d'infrastructures routières menace directement la sécurité et la survie des citoyens.
Le cas de la commune de Medina Bafé est particulièrement alarmant selon Mamadou Mokhtar Diahabi, premier adjoint au maire, qui souligne que de nombreux villages risquent l'isolement total. Parmi les zones les plus vulnérables, on retrouve l'axe reliant Nafadji, Tammoukouta Dantila, Misira, Toubakouta et Segoto, ainsi que le tronçon entre Saroudja, Ouamba et Moulouga. Ces deux axes majeurs constituent des points de blocage névralgiques pour lesquels une aide de l'État est jugée indispensable.
À cette fracture routière s'ajoute une fracture numérique qui aggrave le sentiment d'insécurité dans la zone. Mamadou Mokhtar Diahabi précise qu'une partie de Medina Bafé ne dispose pas de couverture réseau, rendant impossible tout appel d'urgence vers la gendarmerie ou les sapeurs-pompiers. Si la Sonatel a promis l'installation de deux antennes à Tammoukouta Dantila et Saroudja avant l'hivernage, les habitants attendent toujours la concrétisation de cet engagement pour rompre leur isolement.
Le président du conseil départemental de Saraya, Moussa Danfara, rappelle que cette situation n'est pas nouvelle mais qu'elle a déjà eu des conséquences tragiques par le passé. Il déplore que ce vaste département ne possède aucun mètre de bitume en dehors du corridor international, rappelant que des vies ont été perdues l'année dernière faute de routes praticables pour les évacuations. Face à cette doléance historique, les populations locales espèrent une réaction rapide des autorités pour faciliter enfin la mobilité et protéger les vies humaines durant cette saison pluvieuse.
Le cas de la commune de Medina Bafé est particulièrement alarmant selon Mamadou Mokhtar Diahabi, premier adjoint au maire, qui souligne que de nombreux villages risquent l'isolement total. Parmi les zones les plus vulnérables, on retrouve l'axe reliant Nafadji, Tammoukouta Dantila, Misira, Toubakouta et Segoto, ainsi que le tronçon entre Saroudja, Ouamba et Moulouga. Ces deux axes majeurs constituent des points de blocage névralgiques pour lesquels une aide de l'État est jugée indispensable.
À cette fracture routière s'ajoute une fracture numérique qui aggrave le sentiment d'insécurité dans la zone. Mamadou Mokhtar Diahabi précise qu'une partie de Medina Bafé ne dispose pas de couverture réseau, rendant impossible tout appel d'urgence vers la gendarmerie ou les sapeurs-pompiers. Si la Sonatel a promis l'installation de deux antennes à Tammoukouta Dantila et Saroudja avant l'hivernage, les habitants attendent toujours la concrétisation de cet engagement pour rompre leur isolement.
Le président du conseil départemental de Saraya, Moussa Danfara, rappelle que cette situation n'est pas nouvelle mais qu'elle a déjà eu des conséquences tragiques par le passé. Il déplore que ce vaste département ne possède aucun mètre de bitume en dehors du corridor international, rappelant que des vies ont été perdues l'année dernière faute de routes praticables pour les évacuations. Face à cette doléance historique, les populations locales espèrent une réaction rapide des autorités pour faciliter enfin la mobilité et protéger les vies humaines durant cette saison pluvieuse.