Les deux officiers ne se sont pas présentés. Ce sont deux agents subalternes qui se sont présentés devant le juge. Lundi, le procureur Christopher Marwal, qui les représentait, a expliqué à la cour que la police kényane n'avait pas encore d'informations sur la situation de Twaha Mwaipaya, mais qu'une enquête était en cours.
Des arguments bien légers, selon maître Abner Mango, l'un des avocats de Vocal Africa. « Nous parlons d'enlèvements d'étrangers. Or, la seule erreur que ces étrangers ont commise est d'avoir demandé l'asile politique dans ce pays. Les Kényans se posent des questions sérieuses et seuls l'inspecteur général de la police, M. Douglas Kanja, et le patron de la direction des affaires criminelles, M. Mohamed Amin, peuvent répondre à ces questions. »
« La question des enlèvements et des disparitions forcées est devenue une épidémie dans notre pays »
Pour Martha Karua, députée de l'opposition, mais aussi conseil des parties civiles, l'affaire de Twaha Mwaipaya est emblématique d'une crise des droits de l'homme au Kenya : « Tout au long de l'année passée, nous étions au tribunal dans le cadre d'affaires d'enlèvements, durant lesquelles certaines victimes étaient parfois miraculeusement abandonnées sur des bords de route. Juste avant les audiences, certaines ont été retrouvées dans des morgues et d'autres ne sont jamais réapparues. La question des enlèvements et des disparitions forcées est devenue une épidémie dans notre pays, et sa notoriété dépasse les frontières. »
En novembre 2024, l'opposant ougandais Kizza Besigye avait été enlevé à Nairobi avant d'être présenté à une cour militaire de son pays. Quelques mois plus tard, la défenseuse des droits de l'homme tanzanienne, Maria Sarungi Tshehai, a affirmé avoir été kidnappée au Kenya avant d'être relâchée.
Des arguments bien légers, selon maître Abner Mango, l'un des avocats de Vocal Africa. « Nous parlons d'enlèvements d'étrangers. Or, la seule erreur que ces étrangers ont commise est d'avoir demandé l'asile politique dans ce pays. Les Kényans se posent des questions sérieuses et seuls l'inspecteur général de la police, M. Douglas Kanja, et le patron de la direction des affaires criminelles, M. Mohamed Amin, peuvent répondre à ces questions. »
« La question des enlèvements et des disparitions forcées est devenue une épidémie dans notre pays »
Pour Martha Karua, députée de l'opposition, mais aussi conseil des parties civiles, l'affaire de Twaha Mwaipaya est emblématique d'une crise des droits de l'homme au Kenya : « Tout au long de l'année passée, nous étions au tribunal dans le cadre d'affaires d'enlèvements, durant lesquelles certaines victimes étaient parfois miraculeusement abandonnées sur des bords de route. Juste avant les audiences, certaines ont été retrouvées dans des morgues et d'autres ne sont jamais réapparues. La question des enlèvements et des disparitions forcées est devenue une épidémie dans notre pays, et sa notoriété dépasse les frontières. »
En novembre 2024, l'opposant ougandais Kizza Besigye avait été enlevé à Nairobi avant d'être présenté à une cour militaire de son pays. Quelques mois plus tard, la défenseuse des droits de l'homme tanzanienne, Maria Sarungi Tshehai, a affirmé avoir été kidnappée au Kenya avant d'être relâchée.