La Journée internationale de la fille a été célébrée en différé ce samedi 17 octobre 2026 à Kolda, sous le thème « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles ». À cette occasion, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a lancé un appel à la mobilisation pour garantir à chaque fille l’accès à l’éducation et la pleine jouissance de ses droits.
« Continuons à faire de l’éducation de nos filles une priorité ». C’est le message fort lancé par la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, lors de la célébration en différé de la Journée internationale de la fille, organisée ce samedi 17 octobre dans la capitale du Fouladou.
Placée sous le thème « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles », cette journée a été l’occasion de rappeler les défis auxquels les filles restent confrontées, notamment les mariages précoces, les mutilations génitales féminines (MGF), les violences basées sur le genre et les obstacles à leur maintien dans le système éducatif.
Dans son allocution, la ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre et de renforcer la mobilisation de l’ensemble des acteurs afin qu’aucune fille ne soit laissée en rade. Elle a ainsi réaffirmé l’importance de faire de l’éducation des filles un levier essentiel de leur protection, de leur autonomisation et de leur participation au développement.
Au cours de cette rencontre, les jeunes filles leaders ont remis un mémorandum à la ministre. À travers ce document, elles ont formulé plusieurs recommandations visant à renforcer la protection des filles et à garantir le respect de leurs droits.
Elles ont notamment plaidé pour une intensification de la lutte contre les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants. Elles ont également insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès aux services d’écoute, d’orientation, de prise en charge psychosociale et d’accompagnement juridique pour les filles victimes de violences ou confrontées à des situations de vulnérabilité.
Le maintien des filles à l’école et le retour dans le système éducatif de celles qui ont été déscolarisées figurent aussi parmi les principales préoccupations soulevées dans le mémorandum. Pour les jeunes leaders, la lutte contre les abandons scolaires doit s’accompagner de mesures concrètes permettant aux filles de poursuivre leur parcours éducatif dans de meilleures conditions.
Au-delà de l’éducation et de la protection, les jeunes filles leaders ont appelé à soutenir davantage l’autonomisation des filles et à promouvoir leur participation dans les cadres de concertation, les programmes et les politiques publiques.
Cette implication est présentée comme un moyen leur permettant de faire entendre leur voix et de contribuer aux décisions qui concernent leur avenir.