L’Association des Photographes Sportifs Indépendants du Sénégal (APSIS) a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toute couverture photographique des compétitions et événements relevant de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP).
Dans un communiqué, l’association explique que cette décision fait suite aux nouvelles modalités d’accréditation mises en place pour la couverture des compétitions de la Ligue.
Selon l’APSIS, ces nouvelles dispositions excluent de fait les photographes sportifs indépendants qui ne sont pas rattachés à des maisons de presse.
« Ces nouvelles dispositions ne permettent plus à nos membres, photographes sportifs indépendants non rattachés à des maisons de presse, d’accéder aux accréditations nécessaires à la couverture des rencontres de la Ligue », déplore l’association.
Pour l’APSIS, cette situation marque « de fait, la fin de notre collaboration dans les conditions qui prévalaient jusqu’à présent ».
En conséquence, l’association invite l'ensemble de ses membres à suspendre toute couverture photographique des compétitions et événements relevant de la LSFP, jusqu'à nouvel ordre.
L’APSIS défend la place des photographes indépendants
L’association assure toutefois que cette décision ne remet pas en cause son engagement en faveur du développement et de la valorisation du football sénégalais.
Elle dit vouloir, au contraire, défendre « la reconnaissance du travail des photographes sportifs indépendants, leur professionnalisation et leur juste place dans l’écosystème sportif ».
L’APSIS rappelle que durant la saison écoulée, ses membres ont contribué à documenter et à valoriser les activités des clubs, des joueurs ainsi que les différentes rencontres du championnat.
L’association se dit par ailleurs ouverte à toute Ligue, Fédération, institution ou structure sportive souhaitant collaborer avec des photographes indépendants et bénéficier de leur expertise, de leur créativité et de leur couverture médiatique.
« L’image du sport sénégalais mérite d’être valorisée. Ceux qui la produisent méritent également d’être considérés », conclut l’APSIS.