Il est des instants dans la marche des nations où la grandeur ne se mesure pas à l'aune de la victoire, mais à l'élégance du renoncement.
La déclaration émanant de Marrakech ce 17 octobre 2026, par laquelle le Président Macky Sall annonce le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies, n'est pas l'épilogue d'une défaite. C'est, au contraire, une magistrale leçon de diplomatie et de lucidité géopolitique. Savoir s'effacer pour contribuer à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité, et céder le pas à la dynamique qui semble favoriser un choix issu de l’Amérique latine et des Caraïbes, relève de cette sagesse propre aux grands hommes d'État. Le pouvoir d'attirer à soi la lumière est une compétence politique ; le courage de s'en détourner pour le bien commun est une vertu historique.
À travers cette campagne, qui s'achève avec une noblesse dont notre continent peut s'enorgueillir, l'Afrique n'a pas perdu. Bien au contraire, elle s'est révélée.
Pendant des mois, portée par le parrainage ferme du Président de l'Union Africaine, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, et le soutien constant du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, notre continent a parlé d'une seule voix. Nous avons prouvé au monde que l'Afrique n'est plus ce continent fragmenté que l'on courtise pour ses voix, mais une puissance diplomatique qui exige sa place à la table où s'écrit le destin de l'humanité.
Je veux ici saluer, avec une profonde émotion républicaine, la posture de l'État du Sénégal. En soutenant jusqu'au bout cette candidature, le Président Bassirou Diomaye Faye a démontré une maturité exceptionnelle. Il a prouvé au monde que notre pays sait toujours sublimer ses contingences internes lorsqu'il s'agit de défendre l'étendard national. C’est là le triomphe de la République et la victoire de l'État sur l'état d'âme.
Monsieur le Président Macky Sall, sur la scène internationale, vous avez mis votre expérience de près de quarante ans de vie publique au service de la voix de l'Afrique et du Sénégal, avec une envergure que nul ne saurait vous contester. Votre retrait d'aujourd'hui, pris avec un profond sens des responsabilités, vous honore. Il rappelle au monde que le multilatéralisme ne peut survivre que par le compromis et que, face à l'aggravation des rivalités géopolitiques, les Nations Unies ont un besoin urgent, vital, d'engager une transformation profonde de leur fonctionnement.
La sentinelle que je suis contemple cet épilogue l'esprit serein et l'âme apaisée. Le Sénégal a fait son devoir. L'Afrique a tenu son rang.
La déclaration émanant de Marrakech ce 17 octobre 2026, par laquelle le Président Macky Sall annonce le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies, n'est pas l'épilogue d'une défaite. C'est, au contraire, une magistrale leçon de diplomatie et de lucidité géopolitique. Savoir s'effacer pour contribuer à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité, et céder le pas à la dynamique qui semble favoriser un choix issu de l’Amérique latine et des Caraïbes, relève de cette sagesse propre aux grands hommes d'État. Le pouvoir d'attirer à soi la lumière est une compétence politique ; le courage de s'en détourner pour le bien commun est une vertu historique.
À travers cette campagne, qui s'achève avec une noblesse dont notre continent peut s'enorgueillir, l'Afrique n'a pas perdu. Bien au contraire, elle s'est révélée.
Pendant des mois, portée par le parrainage ferme du Président de l'Union Africaine, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, et le soutien constant du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, notre continent a parlé d'une seule voix. Nous avons prouvé au monde que l'Afrique n'est plus ce continent fragmenté que l'on courtise pour ses voix, mais une puissance diplomatique qui exige sa place à la table où s'écrit le destin de l'humanité.
Je veux ici saluer, avec une profonde émotion républicaine, la posture de l'État du Sénégal. En soutenant jusqu'au bout cette candidature, le Président Bassirou Diomaye Faye a démontré une maturité exceptionnelle. Il a prouvé au monde que notre pays sait toujours sublimer ses contingences internes lorsqu'il s'agit de défendre l'étendard national. C’est là le triomphe de la République et la victoire de l'État sur l'état d'âme.
Monsieur le Président Macky Sall, sur la scène internationale, vous avez mis votre expérience de près de quarante ans de vie publique au service de la voix de l'Afrique et du Sénégal, avec une envergure que nul ne saurait vous contester. Votre retrait d'aujourd'hui, pris avec un profond sens des responsabilités, vous honore. Il rappelle au monde que le multilatéralisme ne peut survivre que par le compromis et que, face à l'aggravation des rivalités géopolitiques, les Nations Unies ont un besoin urgent, vital, d'engager une transformation profonde de leur fonctionnement.
Ce chapitre se referme, mais le livre reste ouvert.
L'Afrique, qui demeure au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, a semé les graines de ses futures conquêtes. La voie est désormais tracée. Nous savons maintenant que le sommet du monde est à notre portée.
L'Afrique, qui demeure au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, a semé les graines de ses futures conquêtes. La voie est désormais tracée. Nous savons maintenant que le sommet du monde est à notre portée.
La sentinelle que je suis contemple cet épilogue l'esprit serein et l'âme apaisée. Le Sénégal a fait son devoir. L'Afrique a tenu son rang.
Et demain, inéluctablement, le soleil se lèvera sur notre continent.
Talla SYLLA