L'Éthiopie devient la vitrine grandeur réelle de la mobilité électrique «made in China»

Décision radicale, effets immédiats. En misant sur l’électrique pour desserrer l’étau de sa dépendance énergétique, l’Éthiopie redessine en profondeur son modèle de développement - et révèle, en creux, l’ampleur de l’influence industrielle chinoise sur les nouvelles mobilités dans les pays émergents.



En interdisant l’importation de voitures à essence, l’Éthiopie a bouleversé son marché automobile. En deux ans, les véhicules électriques sont passés de marginaux à bien visibles sur les routes. Mais cette transition rapide n’est pas seulement climatique - elle est aussi géopolitique.

Les modèles chinois dominent les concessions d’Addis-Abeba, souvent moins chers que les vieilles voitures thermiques d’occasion qu’ils remplacent.

Pékin fournit les véhicules, les batteries, les composants… et même une partie des infrastructures électriques qui alimentent cette nouvelle mobilité, via de grands projets énergétiques.

Assemblage local
Des entreprises chinoises participent aussi à l’assemblage local, posant les bases d’une industrie naissante et transférant savoir-faire et équipements.

Pour Addis-Abeba, il s’agit de réduire la facture pétrolière et de s’appuyer sur une électricité abondante, produite localement, tout en modernisant les transports. Pour la Chine, c’est une rampe d’expansion idéale pour ses technologies bas carbone et ses chaînes industrielles.

Résultat : l’Éthiopie devient la vitrine grandeur réelle de la mobilité électrique « made in China » - là où transition énergétique et puissance industrielle roulent désormais dans la même direction.

RFI

Dimanche 22 Février 2026 10:49


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