Si la tension entre l'Ethiopie et l'Erythrée est quasiment permanente depuis la fin du conflit ayant opposé les deux pays en 2000, c'est la première fois qu'Addis-Abeba reconnait avoir lancé une attaque contre une base érythréenne. Cette attaque visait selon le pouvoir éthiopien à démanteler un camp où sont entrainés des terroristes. C'est aussi une réponse après l'enlèvement d'un groupe de touristes dans le nord de l'Ethiopie, le 18 janvier dernier. Une action au cours de laquelle cinq Européens ont trouvé la mort.
Asmara a plusieurs fois répété n'être nullement impliquée dans cette action, mais le régime éthiopien est convaincu que l'Erythrée arme et entraine les rebelles afars de l'Arduf qui eux ont revendiqué l'enlèvement. Plus généralement, l'attaque de ce matin traduit le raz le bol d'Addis-Abeba vis-à-vis du régime d'Issias Afwerki, le président érythréen accusé par la communauté internationale de soutenir le terrorisme dans la Corne de l'Afrique.
Les rebelles de l'Ogaden, du front Afar mais aussi les shebabs somaliens ont pignon sur rue à Asmara. Et l'ONU a renforcé en décembre dernier les sanctions contre le régime Erythréen. En annonçant cette attaque le porte-parole du gouvernement éthiopien n'a donné aucun bilan et s'il a précisé que l'Ethiopie privilégiait toujours la voie pacifique pour régler ses différents avec l'Erythrée, il a aussi averti que d'autres attaques seraient menées si Asmara continuait de menacer sa sécurité.
Asmara a plusieurs fois répété n'être nullement impliquée dans cette action, mais le régime éthiopien est convaincu que l'Erythrée arme et entraine les rebelles afars de l'Arduf qui eux ont revendiqué l'enlèvement. Plus généralement, l'attaque de ce matin traduit le raz le bol d'Addis-Abeba vis-à-vis du régime d'Issias Afwerki, le président érythréen accusé par la communauté internationale de soutenir le terrorisme dans la Corne de l'Afrique.
Les rebelles de l'Ogaden, du front Afar mais aussi les shebabs somaliens ont pignon sur rue à Asmara. Et l'ONU a renforcé en décembre dernier les sanctions contre le régime Erythréen. En annonçant cette attaque le porte-parole du gouvernement éthiopien n'a donné aucun bilan et s'il a précisé que l'Ethiopie privilégiait toujours la voie pacifique pour régler ses différents avec l'Erythrée, il a aussi averti que d'autres attaques seraient menées si Asmara continuait de menacer sa sécurité.