Dès le début de l’enquête visant les crimes en Centrafrique, le bureau du procureur avait assuré qu’il ciblerait les deux camps : Seleka et anti-Balaka. Parfois critiqué pour ne poursuivre que le camp vainqueur, comme en Côte d’Ivoire ou en Ouganda, l’accusation avait donc promis une justice pour tous.
On n’y est pas encore tout à fait, mais un premier procès visant deux anciens responsables anti-Balaka, la milice proche de l’ex-président François Bozizé, s’est ouvert en février. Pierre-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom y répondent de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Les audiences qui débutent mardi dans l’affaire ciblant cette fois le camp adverse, l’ex-Seleka Mahamat Saïd, visent à obtenir sa mise en accusation et son renvoi en procès.
Arrêté il y a huit mois, Mahamat Saïd est suspecté de torture, de disparitions forcées et de persécutions. Il avait d’abord participé à la prise de Bangui en mars 2013 au grade de colonel de la Seleka. Les miliciens avaient alors placé Michel Djotodia à la tête du pays. Mahamat Saïd était ensuite devenu commandant de l’Office de répression du banditisme. Et selon le procureur, des opposants étaient alors arrêtés et torturés lors d’opérations de ratissage à Bangui, parfois en présence du suspect.
On n’y est pas encore tout à fait, mais un premier procès visant deux anciens responsables anti-Balaka, la milice proche de l’ex-président François Bozizé, s’est ouvert en février. Pierre-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom y répondent de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Les audiences qui débutent mardi dans l’affaire ciblant cette fois le camp adverse, l’ex-Seleka Mahamat Saïd, visent à obtenir sa mise en accusation et son renvoi en procès.
Arrêté il y a huit mois, Mahamat Saïd est suspecté de torture, de disparitions forcées et de persécutions. Il avait d’abord participé à la prise de Bangui en mars 2013 au grade de colonel de la Seleka. Les miliciens avaient alors placé Michel Djotodia à la tête du pays. Mahamat Saïd était ensuite devenu commandant de l’Office de répression du banditisme. Et selon le procureur, des opposants étaient alors arrêtés et torturés lors d’opérations de ratissage à Bangui, parfois en présence du suspect.