La France appelle tous ses ressortissants à quitter l'Afghanisan, « en raison de l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays et compte tenu des perspectives à court terme », a annoncé mardi l'ambassade de France dans un communiqué.
« Le gouvernement mettra en place un vol spécial le 17 juillet au matin, au départ de Kaboul, afin de permettre le retour en France de l'ensemble de la communauté française » et « aucun vol spécial supplémentaire ne pourra être affrété », poursuit l'ambassade, recommandant « formellement à tous les Français d'emprunter ce vol spécial ».
Au-delà de cette date du 17 juillet, l'ambassade de France à Kaboul ne sera « plus en mesure d'assurer la sécurité du départ » des Français toujours présents sur place, prévient l’ambassade. Selon elle, « moins d'une centaine » de Français sont enregistrés auprès d'elle en Afghanistan.
L'ambassade reste ouverte
Un responsable d’ONG sous couvert d’anonymat a indiqué à notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali, prendre note des recommandations de l’ambassade, mais que son organisation assurait sa propre sécurité depuis plusieurs années en zone gouvernementale et en zone contrôlée par les talibans. Il est ainsi fort probable que certaines ONG continuent leur travail en Afghanistan. L'ambassade de France n'a par ailleurs pas indiqué à quelle date elle fermerait ses portes.
La représentation diplomatique reste ouverte dans l'immédiat, a précisé l'ambassadeur de France David Martinon. « Nous poursuivons notre tâche, en maintenant, aujourd'hui plus que jamais, notre soutien à la République islamique d’Afghanistan », a-t-il déclaré.
Les personnels afghans de l'ambassade, ceux des institutions qui en dépendent, ainsi que ceux de l'ONG française Amitié franco-afghane (Afrane), ont été évacués ces dernières semaines vers la France en vertu du droit d'asile, indique aussi David Martinon.
Les talibans manœuvrent pour encercler Kaboul
Les troupes étrangères, présentes depuis 20 ans en Afghanistan dans le cadre d'une coalition menée par les États-Unis sous l'égide de l'Otan, ont entamé début mai leur retrait définitif du pays prévu pour s'achever d'ici à la fin août.
À la faveur de ce retrait, les talibans mènent depuis deux mois une offensive tous azimuts contre les forces afghanes et se sont emparés de vastes territoires ruraux. Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n'ont opposé jusqu'ici qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les grands axes et les capitales provinciales, dont certaines sont encerclées.
Les insurgés se sont rendus récemment maîtres de plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul, laissant craindre qu'ils n'attaquent prochainement la capitale et son aéroport, seule voie de sortie de la ville pour les étrangers.
« Le gouvernement mettra en place un vol spécial le 17 juillet au matin, au départ de Kaboul, afin de permettre le retour en France de l'ensemble de la communauté française » et « aucun vol spécial supplémentaire ne pourra être affrété », poursuit l'ambassade, recommandant « formellement à tous les Français d'emprunter ce vol spécial ».
Au-delà de cette date du 17 juillet, l'ambassade de France à Kaboul ne sera « plus en mesure d'assurer la sécurité du départ » des Français toujours présents sur place, prévient l’ambassade. Selon elle, « moins d'une centaine » de Français sont enregistrés auprès d'elle en Afghanistan.
L'ambassade reste ouverte
Un responsable d’ONG sous couvert d’anonymat a indiqué à notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali, prendre note des recommandations de l’ambassade, mais que son organisation assurait sa propre sécurité depuis plusieurs années en zone gouvernementale et en zone contrôlée par les talibans. Il est ainsi fort probable que certaines ONG continuent leur travail en Afghanistan. L'ambassade de France n'a par ailleurs pas indiqué à quelle date elle fermerait ses portes.
La représentation diplomatique reste ouverte dans l'immédiat, a précisé l'ambassadeur de France David Martinon. « Nous poursuivons notre tâche, en maintenant, aujourd'hui plus que jamais, notre soutien à la République islamique d’Afghanistan », a-t-il déclaré.
Les personnels afghans de l'ambassade, ceux des institutions qui en dépendent, ainsi que ceux de l'ONG française Amitié franco-afghane (Afrane), ont été évacués ces dernières semaines vers la France en vertu du droit d'asile, indique aussi David Martinon.
Les talibans manœuvrent pour encercler Kaboul
Les troupes étrangères, présentes depuis 20 ans en Afghanistan dans le cadre d'une coalition menée par les États-Unis sous l'égide de l'Otan, ont entamé début mai leur retrait définitif du pays prévu pour s'achever d'ici à la fin août.
À la faveur de ce retrait, les talibans mènent depuis deux mois une offensive tous azimuts contre les forces afghanes et se sont emparés de vastes territoires ruraux. Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n'ont opposé jusqu'ici qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les grands axes et les capitales provinciales, dont certaines sont encerclées.
Les insurgés se sont rendus récemment maîtres de plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul, laissant craindre qu'ils n'attaquent prochainement la capitale et son aéroport, seule voie de sortie de la ville pour les étrangers.