La Guinée toujours en état de choc deux jours après le drame de la grande décharge de Conakry



Tandis que des pelleteuses continuent de fouiller la montagne d'ordures qui s'est effondrée dimanche 23 août en tuant plus de 30 personnes, les autorités ont procédé à l'évacuation des sinistrés et de tous ceux qui vivaient dans une zone à risque. La catastrophe est intervenue alors que les autorités travaillent depuis plusieurs années déjà à la fermeture de la décharge.

Au lendemain de l'effondrement de la grande décharge de Conakry qui a fait au moins 31 morts et 22 blessés dimanche 23 août, des pelleteuses continuaient de s'activer sur la montagne d'ordures en dépit de la forte pluie qui a contribué à la déstabiliser.
 
Si, après le drame, des dizaines de rescapés ont pu trouver refuge chez des membres de leurs familles ou chez des amis, plus de 300 personnes - des sinistrés ou des personnes habitant dans des zones considérées comme à fort risque - ont, elles, dû être évacuées par les autorités qui les ont relogées dans une école primaire de la commune de Dixinn, à quelques kilomètres de là.
 
Un projet de nouvelle décharge lancé en 2022

La catastrophe s'est produite bien que le gouvernement prévoit de fermer la décharge depuis des années déjà, non seulement parce qu'elle s'effondre régulièrement - neuf personnes y avaient déjà perdu la vie dans des circonstances similaires en 2017 - mais parce qu'elle est aussi extrêmement polluante. Des feux y sont en effet régulièrement allumés, faute de l'existence d'un autre moyen pour détruire les déchets. Résultat : la fumée toxique qui s'en dégage empoisonne l'air dans tous les environs.
 
Pour remédier au problème, un projet de construction de nouvelle décharge dans la commune de Coyah, à la sortie de Conakry, a été lancé en 2022. Alors que les travaux sont en cours, son ouverture est attendue avec impatience, car elle permettra la fermeture, très attendue, de la décharge de Dar es Salaam...

RFI

Mardi 25 Aout 2026 11:43


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