La Mauritanie retrouve son fauteuil au Parlement francophone cette semaine



Finie la suspension du pays de Mohamed Ould Abdel Aziz au Parlement francophone. Ce pays qui a été suspendu suite à la prise du Pouvoir civil par les militaires, va, dans quelques jours, retrouver son fauteuil. Cette annonce a été faite par M. Jacques Legendre, Secrétaire général parlementaire de l’APF, ce matin en marge de l’ouverture de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

«A l’occasion de notre assemblée générale, nous allons annoncer le retour du Parlement mauritanien au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie », a indiqué M. Jacques Legendre qui juge que la situation se normalise du côté de l’autre rive du Sénégal. «C’est avec une grande satisfaction que la situation est en voie de normalisation en Mauritanie», s’est réjoui le secrétaire général de l’Assemblée parlementaire qui n’a pas la même appréciation du Niger, un pays qui a, pourtant vu la naissance de la Francophonie institutionelle et qui est encore suspendu depuis les assauts répétés de la démocratie par l’ancien Président déchu, Mamadou Tandja. Pour lui, la suspension du Niger est véritablement méritée.

« Nous étions désolés de la situation au Niger. Parce que nous avons assisté tour à tour à un Président de la république qui avait fini par sortir de la légalité en dissolvant, par exemple, la Cour constitutionnelle, un Parlement qui avait été élu en l’absence de l’opposition. Ce qui n’est pas non plus une situation normale pour l’élection d’un Parlement ensuite, nous avons eu droit à une intervention de l’armée dans la crise», s’est plaint M. Legendre pour qui « toute irruption militaire dans le pouvoir civil est condamnée par son institution. Et selon lui, dans le cas du Niger, l’ancien Président Mamadou Tandja « avait franchi la zone rouge», ce qui fait que l’exclusion de ce pays du Parlement francophone «est normal».

Le déroulement des élections en Guinée, il y a juste une semaine, n’ont pas été occultées au cours de cette ouverture du bureau de l’APF. Selon M. Legendre, la Commission politique de son institution, qui a suivi ces élections, n’a relevé aucun incident. C’est dans ce cadre qu’il a salué l’engagement du pays dans le futur et s’est réjoui de cet «aboutissement heureux» pour un peuple qui a subi la «dictature» depuis son indépendance.

Charles Thialice SENGHOR

Dimanche 4 Juillet 2010 17:00


Dans la même rubrique :