La Sierra Leone annonce la libération de ses soldats et policiers arrêtés par l'armée guinéenne

La Sierra Leone a annoncé, vendredi 27 février, la libération de ses soldats et policiers interpellés en début de semaine par l'armée guinéenne, après plusieurs jours de tensions entre les deux pays voisins qui s'accusaient mutuellement d'incursions militaires à leur frontière commune.



La confirmation est venue du ministère sierra-léonais de l'Information, via une publication sur les réseaux sociaux, à la suite d'un déplacement du chef de la diplomatie, Alhaji Timothy Kabba, à Conakry vendredi matin. « La diplomatie est la clé. Tous les agents de sécurité arrêtés par les autorités guinéennes ont été remis sains et saufs à la Sierra Leone », peut-on lire dans ce message officiel.
 
Cet épisode de tensions faisait suite à un incident survenu lundi 23 février dans la localité de Kalieyereh, dans le district de Kalaba, où les soldats et policiers sierra-léonais étaient chargés de construire un poste frontalier. Les autorités guinéennes ont affirmé que ces derniers avaient pénétré en territoire guinéen pour y hisser le drapeau de leur pays. Faux a pour sa part répondu Freetown, selon qui les militaires en question étaient bien en territoire sierra-leonais et que ce sont les soldats guinéens qui ont traversé la frontière entre les deux pays pour procéder aux arrestations.
 
Commission conjointe
Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, s'est félicité de la gestion de la situation, au micro de Tangi Bihan pour RFI. « Ce n'est pas la peine d'aller dans une situation conflictuelle. Ce n'est ni dans notre intérêt ni dans celui de la Sierra Leone », a-t-il déclaré.
 
L’incident étant clos, les tensions très vives observées ces dernières heures entre Freetown et Conakry devraient redescendre d'un cran, d'autant plus que le gouvernement guinéen a annoncé la mise en place d'une commission conjointe aux deux pays chargée d'examiner toutes les questions relatives à la ligne de séparation entre leur territoire. Il faut dire que l'accrochage survenu cette semaine n'est pas le premier du genre puisqu'en avril dernier déjà, Freetown avait dénoncé une incursion guinéenne dans le village de Yenga, dans le nord-est de la Sierra Leone, ce qui avait conduit la Cédéao à dépêcher une mission en septembre.

RFI

Samedi 28 Février 2026 10:22


Dans la même rubrique :