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Des migrants irréguliers de nationalité sénégalaise, refoulés de pays du Maghreb comme l’Algérie et la Libye et la Tunisie lancent un cri d'alarme depuis le Niger. D'abord regroupés à Assamaka, un village nigérien où l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dispose d’une base pour enregistrer les candidats au retour volontaire, ces ressortissants ont ensuite été transférés à Agadez après deux mois sur place. Ils y sont désormais bloqués depuis cinq mois aux côtés d'autres Ouest-Africains, notamment des Ivoiriens, des Togolais, des Maliens, des Guinéens…
Selon le porte-parole des Sénégalais, l'OIM devait initialement se charger de leur rapatriement, mais le processus s’est grippé. Alors que les ressortissants du Mali et de Guinée-Conakry sont rapatriés dès qu'ils atteignent le seuil de 150 personnes requis pour affréter un vol, les nationalités moins nombreuses devaient voyager par « vols mixtes » à destination du Togo, d'où la répartition vers leurs pays respectifs était organisée. Toutefois, en raison des menaces terroristes et des contraintes sécuritaires, l’État nigérien a ordonné que tous les départs s’effectuent désormais depuis Agadez et non plus depuis Niamey, entraînant la suspension sine die des vols pour ces groupes réduits. Bien que l’OIM affirme avoir sollicité une autorisation auprès des autorités nigériennes, aucune réponse n'a été obtenue à ce jour.
Face à ce blocage, les migrants dénoncent des conditions de vie extrêmement précaires. Sans logement décent ni alimentation adéquate, ils dorment sur des nattes et font face à de graves risques sanitaires. « Il y a même un de nos compatriotes sénégalais qui est atteint d’une maladie contagieuse, et il n’y a pas de dispositions sanitaires conformes pour prendre en charge les migrants côté santé », alerte leur représentant.
À ce tableau sanitaire dramatique s'ajoute une insécurité grandissante. Une récente grève observée par des migrants sierra-léonais a dégénéré après l'intervention de la police, attisant la colère des populations locales contre l'ensemble des migrants. « Ils n’hésitent pas à nous attaquer dès que l’occasion se présente. Ils se promènent dans les rues armés de machettes et d’autres armes blanches, prêts à en découdre avec nous », rapporte le porte-parole, faisant état d'un ressortissant sénégalais déjà blessé par arme blanche.
Composé au maximum de 47 personnes, le groupe de Sénégalais exhorte l’ambassade du Sénégal à Niamey à sortir de son mutisme et à leur délivrer d'urgence des laissez-passer. Ils précisent disposer de leurs actes d'état civil ou de leurs cartes nationales d'identité, ce qui devrait faciliter l’établissement de ces documents de voyage. « Quand tu as des citoyens en détresse, tu dois les prendre en charge. Notre cas est spécial, l’ambassade devrait assurer notre sécurité en commençant par nous délivrer des laissez-passer », insistent-ils. Face à une population locale révoltée et au risque imminent d'un drame, ces citoyens interpellent directement l'État du Sénégal pour qu'il ordonne leur évacuation immédiate, y compris par l'affrètement d'un avion spécial.
Selon le porte-parole des Sénégalais, l'OIM devait initialement se charger de leur rapatriement, mais le processus s’est grippé. Alors que les ressortissants du Mali et de Guinée-Conakry sont rapatriés dès qu'ils atteignent le seuil de 150 personnes requis pour affréter un vol, les nationalités moins nombreuses devaient voyager par « vols mixtes » à destination du Togo, d'où la répartition vers leurs pays respectifs était organisée. Toutefois, en raison des menaces terroristes et des contraintes sécuritaires, l’État nigérien a ordonné que tous les départs s’effectuent désormais depuis Agadez et non plus depuis Niamey, entraînant la suspension sine die des vols pour ces groupes réduits. Bien que l’OIM affirme avoir sollicité une autorisation auprès des autorités nigériennes, aucune réponse n'a été obtenue à ce jour.
Face à ce blocage, les migrants dénoncent des conditions de vie extrêmement précaires. Sans logement décent ni alimentation adéquate, ils dorment sur des nattes et font face à de graves risques sanitaires. « Il y a même un de nos compatriotes sénégalais qui est atteint d’une maladie contagieuse, et il n’y a pas de dispositions sanitaires conformes pour prendre en charge les migrants côté santé », alerte leur représentant.
À ce tableau sanitaire dramatique s'ajoute une insécurité grandissante. Une récente grève observée par des migrants sierra-léonais a dégénéré après l'intervention de la police, attisant la colère des populations locales contre l'ensemble des migrants. « Ils n’hésitent pas à nous attaquer dès que l’occasion se présente. Ils se promènent dans les rues armés de machettes et d’autres armes blanches, prêts à en découdre avec nous », rapporte le porte-parole, faisant état d'un ressortissant sénégalais déjà blessé par arme blanche.
Composé au maximum de 47 personnes, le groupe de Sénégalais exhorte l’ambassade du Sénégal à Niamey à sortir de son mutisme et à leur délivrer d'urgence des laissez-passer. Ils précisent disposer de leurs actes d'état civil ou de leurs cartes nationales d'identité, ce qui devrait faciliter l’établissement de ces documents de voyage. « Quand tu as des citoyens en détresse, tu dois les prendre en charge. Notre cas est spécial, l’ambassade devrait assurer notre sécurité en commençant par nous délivrer des laissez-passer », insistent-ils. Face à une population locale révoltée et au risque imminent d'un drame, ces citoyens interpellent directement l'État du Sénégal pour qu'il ordonne leur évacuation immédiate, y compris par l'affrètement d'un avion spécial.
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