La surpopulation carcérales et l’insuffisance de magistrats au coeur des échanges entre Me Moussa Sarr et Alioune Tine



Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a reçu, ce mardi 4 août 2026, une délégation d’Africajom Center conduite par son fondateur, Alioune Tine, dans le cadre d’une visite de courtoisie, selon un communiqué.

Au cours de la rencontre, Alioune Tine a salué les premières initiatives du ministre depuis son arrivée à la tête du département, notamment sa visite inopinée à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, effectuée dans la soirée du 3 août.

Il a estimé que cette démarche traduit « une volonté de constater personnellement les réalités carcérales et d’y apporter des réponses appropriées », qualifiant cette initiative « d’action historique ».

Selon le communiqué, les échanges ont porté sur plusieurs enjeux liés au fonctionnement de la justice, notamment la surpopulation carcérale, le recours à la détention provisoire, la protection de la présomption d’innocence, le recours au bracelet électronique comme alternative à la détention, ainsi que l’insuffisance des effectifs de magistrats et d’avocats sur l’ensemble du territoire.


Prenant la parole, Me Moussa Sarr a rendu hommage à Alioune Tine pour « son engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des droits humains et des libertés fondamentales ». Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes destinées à améliorer le fonctionnement du service public de la justice, à renforcer le respect des droits fondamentaux et à apporter des réponses durables aux difficultés du système pénitentiaire.

Le Garde des Sceaux a également rappelé la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, selon laquelle « la liberté demeure le principe et la détention l’exception », réaffirmant son engagement à bâtir « une justice plus efficace, plus humaine et plus accessible » grâce à une concertation permanente avec les différents acteurs du secteur.

De son côté, Africajom Center a réitéré sa disponibilité à accompagner les réformes engagées et a plaidé pour « un dialogue permanent entre les institutions judiciaires et les organisations de la société civile, à travers des cadres de concertation, de réflexion et de partage ».

Moussa Ndongo

Mardi 4 Aout 2026 20:52


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