Contrôler le marché des deux-roues pour essayer de freiner le grand banditisme : le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, se montre intransigeant et dit vouloir mettre un terme au laisser-aller. « Si une moto est vendue sans plaque, la boutique sera fermée et le propriétaire poursuivi pour complicité », explique-t-il.
Sur le terrain, la mise en garde du ministre fait craindre des pertes. Certains commerçants ont vu des clients fuir. Blaise Etoa est vendeur à Yaoundé, il affirme avoir déjà vu « deux clients » partir. « On leur a dit : pas de moto sans plaque. Ils sont partis l'acheter ailleurs, ça fait mal », explique-t-il.
Une mesure bien accueillie par certains usagers
La décision du ministre est bien accueillie par les usagers car, pour eux, c'est une question de survie. Patrick a été violemment agressé à Nkolbisson il y a quelques jours. « Le conducteur a pris un complice 100 mètres après m’avoir porté. Dans un bosquet, ils ont sorti un couteau et m'ont tout pris », témoigne-t-il.
Les syndicats réclament pour leur part un fichier commun avec les mairies pour plus de sécurité. « Si on a le même fichier, à ce moment-là on peut pister et mettre la main sur qui a fait quoi derrière quelle moto », détaille Celestin Bama, leader syndical.
À Yaoundé, près de 70 % des conducteurs de moto-taxis circulent encore dans la clandestinité totale. Une opération d’identification est pourtant en cours depuis trois ans.
Contrôler le marché des deux-roues pour essayer de freiner le grand banditisme : le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, se montre intransigeant et dit vouloir mettre un terme au laisser-aller. « Si une moto est vendue sans plaque, la boutique sera fermée et le propriétaire poursuivi pour complicité », explique-t-il.
Sur le terrain, la mise en garde du ministre fait craindre des pertes. Certains commerçants ont vu des clients fuir. Blaise Etoa est vendeur à Yaoundé, il affirme avoir déjà vu « deux clients » partir. « On leur a dit : pas de moto sans plaque. Ils sont partis l'acheter ailleurs, ça fait mal », explique-t-il.
Une mesure bien accueillie par certains usagers
La décision du ministre est bien accueillie par les usagers car, pour eux, c'est une question de survie. Patrick a été violemment agressé à Nkolbisson il y a quelques jours. « Le conducteur a pris un complice 100 mètres après m’avoir porté. Dans un bosquet, ils ont sorti un couteau et m'ont tout pris », témoigne-t-il.
Les syndicats réclament pour leur part un fichier commun avec les mairies pour plus de sécurité. « Si on a le même fichier, à ce moment-là on peut pister et mettre la main sur qui a fait quoi derrière quelle moto », détaille Celestin Bama, leader syndical.
À Yaoundé, près de 70 % des conducteurs de moto-taxis circulent encore dans la clandestinité totale. Une opération d’identification est pourtant en cours depuis trois ans.