Un peu plus d'un mois après sa main tendue vers le Fonds monétaire international, le Gabon sollicite officiellement un programme auprès de l'institution internationale. Un porte-parole du FMI l'a confirmé à RFI. Ses représentants ont achevé au début du mois une visite d'une dizaine de jours dans le pays, pour discuter des « priorités politiques et des projets de réformes ». Et c'est donc à cette occasion que Libreville a sollicité l'appui du Fonds.
Les discussions ont mis en évidence « les avantages potentiels des réformes en cours », a déclaré un porte-parole du FMI à RFI. L’objectif, explique-t-il, est de « préserver la stabilité macroéconomique au Gabon et dans la région ».
Il y a quelques mois encore, Libreville écartait la possibilité d’un accord avec l’institution internationale. Mais en janvier, Thierry Minko a pris la tête du ministère de l’Économie et a infléchi cette position.
Les échanges doivent se poursuivre, notamment lors des réunions de printemps du FMI le mois prochain. Il va désormais falloir se mettre d’accord sur des réformes.
Celles-ci pourraient être impopulaires, prévient un économiste spécialiste de la région. L’objectif du FMI étant de réduire le niveau des dépenses et d’augmenter celui des recettes, afin que le pays puisse honorer ses engagements.
En décembre, l’agence de notation américaine Fitch Ratings a dégradé la note de la dette publique de Libreville à « CCC– ». Ses experts estiment que l’endettement du pays atteindra plus de 85 % du PIB cette année.
D'ici la fin de l'année. L'agence de notation Fitch Ratings estime que la dette publique du Gabon atteindra 85 % du PIB, contre 74 % en 2024. Mais pour Cédric Jianguo, analyste spécialiste de la sous-région, la dette n'est pas la seule difficulté à laquelle les autorités font face.
« Le Gabon a une forte dépendance aux recettes pétrolières. Vous avez également une crise budgétaire qui s'est aggravée par d'importants arriérés de paiement. Un programme devrait permettre de mettre en place un certain nombre de réformes sur le plan budgétaire, afin d'assainir ses finances », explique l'analyste.
Des réformes qui pourraient être impopulaires, prévient Cédric Jianguo : « La volonté du FMI, globalement, c'est de réduire le niveau de dépenses. Est-ce que, dans le cadre des discussions, l'exécutif actuel va accepter de renoncer à un certain nombre de mesures ? C'est-à-dire un certain relèvement de la masse salariale, une baisse des prix des hydrocarbures à la pompe. Je crois que c'est ce qui sera davantage intéressant à observer dans les prochains mois ».
Les discussions avec le FMI doivent se poursuivre, notamment lors des réunions de printemps de l'institution, prévues le mois prochain à Washington.
Les discussions ont mis en évidence « les avantages potentiels des réformes en cours », a déclaré un porte-parole du FMI à RFI. L’objectif, explique-t-il, est de « préserver la stabilité macroéconomique au Gabon et dans la région ».
Il y a quelques mois encore, Libreville écartait la possibilité d’un accord avec l’institution internationale. Mais en janvier, Thierry Minko a pris la tête du ministère de l’Économie et a infléchi cette position.
Les échanges doivent se poursuivre, notamment lors des réunions de printemps du FMI le mois prochain. Il va désormais falloir se mettre d’accord sur des réformes.
Celles-ci pourraient être impopulaires, prévient un économiste spécialiste de la région. L’objectif du FMI étant de réduire le niveau des dépenses et d’augmenter celui des recettes, afin que le pays puisse honorer ses engagements.
En décembre, l’agence de notation américaine Fitch Ratings a dégradé la note de la dette publique de Libreville à « CCC– ». Ses experts estiment que l’endettement du pays atteindra plus de 85 % du PIB cette année.
D'ici la fin de l'année. L'agence de notation Fitch Ratings estime que la dette publique du Gabon atteindra 85 % du PIB, contre 74 % en 2024. Mais pour Cédric Jianguo, analyste spécialiste de la sous-région, la dette n'est pas la seule difficulté à laquelle les autorités font face.
« Le Gabon a une forte dépendance aux recettes pétrolières. Vous avez également une crise budgétaire qui s'est aggravée par d'importants arriérés de paiement. Un programme devrait permettre de mettre en place un certain nombre de réformes sur le plan budgétaire, afin d'assainir ses finances », explique l'analyste.
Des réformes qui pourraient être impopulaires, prévient Cédric Jianguo : « La volonté du FMI, globalement, c'est de réduire le niveau de dépenses. Est-ce que, dans le cadre des discussions, l'exécutif actuel va accepter de renoncer à un certain nombre de mesures ? C'est-à-dire un certain relèvement de la masse salariale, une baisse des prix des hydrocarbures à la pompe. Je crois que c'est ce qui sera davantage intéressant à observer dans les prochains mois ».
Les discussions avec le FMI doivent se poursuivre, notamment lors des réunions de printemps de l'institution, prévues le mois prochain à Washington.